Vinci dément vouloir racheter Nexity, CA jeudi ou vendredi

Dernières dépêches AFP | 31.05.06
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 Vinci dément vouloir racheter Nexity, CA jeudi ou vendredi - Batiweb
PARIS, 30 mai 2006 (AFP) - Le groupe Vinci a démenti "formellement" mardi par communiqué vouloir racheter le promoteur Nexity, mais selon une source proche réunira son conseil d'administration jeudi ou vendredi sur le remplacement de son directeur général, sans doute par le patron de Nexity Alain Dinin.
Nexity a également démenti "catégoriquement" tout projet de fusion, dans un communiqué distinct. "Vinci dément formellement un tel scénario", a affirmé le groupe de BTP, ajoutant: "le rachat de Nexity n'est pas envisagé, ni sous forme de cash ni sous forme d'échanges de titres." Les deux sociétés ont toutefois laissé la porte ouverte à une collaboration dans l'immobilier. "Si une coopération devait intervenir après examen, elle ne concernerait que les activités immobilières de Vinci qui partagent d'ores et déjà certaines opérations d'envergure avec Nexity", précise le groupe de BTP.

"Si des discussions devaient avoir lieu, elles ne porteraient en tout état de cause que sur l'intérêt industriel, créateur de valeur pour les deux sociétés, du rapprochement des activités immobilières", a renchéri le promoteur immobilier. Vinci et Nexity ont en particulier piloté ensemble la construction de la troisième tour Société Générale située dans le quartier d'affaires de la Défense, près de Paris.

Par ailleurs, selon une source proche du dossier, Vinci doit réunir jeudi ou vendredi son conseil d'administration pour discuter du remplacement de son directeur général Xavier Huillard, en "divergences stratégiques" avec le président Antoine Zacharias. Le patron du promoteur immobilier Nexity, Alain Dinin, qui est un administrateur de longue date de Vinci, serait pressenti pour le remplacer.

Après avoir fortement baissé lundi, l'action Vinci était encore dans le rouge mardi à la Bourse de Paris (-2,31% à 71,95 euros vers 10h45 GMT) malgré le démenti sur le rachat de Nexity, les investisseurs continuant de sanctionner l'incertitude qui règne autour de possibles changements à la tête du groupe.

"On a l'impression qu'Antoine Zacharias, le patron de Vinci, qui a 67 ans, fait un peu le ménage autour de lui. Or, le marché n'aime pas voir des guerres des chefs à la tête d'une entreprise", expliquait un courtier: "cela donne une impression de désordre".

"La succession de Vinci avait été assurée de longue date", rappelaient les analystes de Société Générale. Du coup, "les luttes de pouvoir au sein du groupe ne donneraient certainement pas un message rassurant aux investisseurs", ajoutaient-ils.

Redacteur