Louer ou acheter ses utilitaires, le choix le plus judicieux... Vie pratique | 23.01.02

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Les véhicules utilitaires vieillissent vite, mobilisent la trésorerie et demandent de l’entretien. Pour une pme, le choix du financement peut déjà supprimer une partie du problème.
Les utilitaires sont souvent pour les PME des investissements lourds. Des questions clés comme le kilométrage annuel, l’usage par un chauffeur unique ou multiple, la durée de vie du véhicule, le suivi de l’entretien par l’entreprise ou la mobilisation de la trésorerie sont fondamentales pour faire le choix de la formule de financement la plus adaptée. Les quatre formules en vigueur ont toutes leurs avantages et leurs inconvénients. L’autofinancement, la plus courante, reste la moins chère si l’on dispose d’ une bonne trésorerie. Elle recèle aussi des avantages fiscaux comme l’amortissement. Néanmoins, elle laisse à la charge de l’entreprise le soucis de l’entretien et du renouvellement. Elle convient bien lors d’un chauffeur unique, responsable du suivi de son véhicule, surtout si celui-ci fait peu de km chaque année. Le crédit classique offre les même avantage avec en outre une meilleur visibilité financière d’autant que les taux actuellement sont assez bas. Il ampute néanmoins les capacités d’emprunt de l’entreprise car les loyers figurent au bilan. Ces deux formules permettent une récupération immédiate de la TVA mais condamne l’entreprise au financement du renouvellement, à une faible récupération lors de la revente du véhicule et aux risques liés à sa destruction ou son inadaptation. Deuxième formule, la location longue durée ou (LLD). Ces contrats, en général d’une durée de 12 à 48 mois, reviennent cher si le kilométrage annuel est faible. Néanmoins ils réduisent les besoins de trésorerie et rentrent dans les frais généraux de l’entreprise. Ils sont donc déductibles fiscalement. Avec la LLD le suivi financier du véhicule est simple et lisible. L’entreprise n’est cependant pas propriétaire du véhicule et doit en principe le conserver jusqu’au bout du contrat. De plus, si le kilométrage prévu au contrat est dépassé la facture peut s’avérer très coûteuse. En revanche, cette location peut s’accompagner d’une formule entretien qui décharge l’entreprise de tous soucis dans ce domaine. Aspect aussi injuste que paradoxal, les jeunes entreprises, à qui cette formule correspond le mieux, sont en général refusées par les loueurs qui n’ouvrent en effet leurs portes qu’aux entreprises ayant plusieurs bilans derrière elles. Enfin, dernière formule, le crédit bail. Une formule élaborée sur une combinaison intermédiaire entre vente et location. Le crédit bail est une location déguisée de 3 à 5 ans qui exige un petit capital d’entrée et se solde par une acquisition à un prix résiduel, une restitution ou un renouvellement avec un nouveau véhicule. Dans ce cas, même s’il ne s’amorti pas, le véhicule appartient à l’entreprise. Il est donc, sauf adhésion à une option d’entretien particulière, entièrement à la charge de l’entreprise. Celle-ci devra en fin de contrat le racheter et, le cas échéant, le revendre. Cette formule lisse en fait sur plusieurs années le prix du véhicule. Au final sont coût sera plus cher que lors d’un crédit classique mais il aura moins pesé sur la trésorerie mensuelle. Autre intérêt, son coût, n’apparaît pas dans les postes d’endettement du bilan. Tous les marques automobiles offrent aux professionnels, aux artisans et aux pme des formules dans ces quatre registres, soit directement, soit par des sociétés financières partenaires. Les meilleurs conditions financières sont cependant généralement offertes par les banques (comme les Banques Populaires) voire même par les compagnies d’assurance comme la Maif qui propose des formules attractives pour les pme.
Redacteur

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