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Premier bilan des investissements liés à la transition énergétique

Premier bilan des investissements liés à la transition énergétique
Alors que l'Assemblée nationale a adopté en première lecture, le mardi 14 octobre, le projet de loi sur la transition énergétique, CDC Climat Recherche s'est intéressé de près aux dépenses d' investissement en infrastructures réalisées en France pour l'année 2011, qui ont contribué directement ou indirectement à la réduction d'émissions de gaz à effet de serre (GES). Le secteur du bâtiment est celui qui a bénéficié le plus d'investissement. Résultats de l'enquête.

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Avec cette étude baptisée « Panorama des financements climatiques en France pour l'année 2011» et publiée dans sa version finale le 21 octobre dernier, CDC Climat Recherche espère « nourrir le débat » sur le financement de la transition énergétique « en fournissant des ordres de grandeurs sur le périmètre France complet ».

Ainsi, l'étude s'attache à recenser et analyser les dépenses en infrastructures (énergies renouvelables, bâtiments HQE, transports en commun etc.) réalisées en France en 2011, qui ont contribué à réduire les émissions de GES. Et les résultats sont éloquents.

Elle révèle ainsi que plus de 22,2 milliards d'euros ont été investis en 2011 dans des équipements et infrastructures bas-carbone. Tous secteurs confondus, les énergies renouvelables représentent le plus gros poste de dépense avec plus de 9,1 milliards d'euros, dont un milliard de subvention à l'investissement.

Le bâtiment bénéficie le plus d'investissement

En seconde position, les efforts financiers ont porté sur l'efficacité énergétique à hauteur de 8,3 milliards d'euros, concentrés essentiellement dans le secteur du bâtiment (6,7 milliards d'euros) pour la rénovation des logements.

« Le secteur du bâtiment est celui qui bénéficie le plus d’investissement – près de la moitié des flux. Cela peut s’expliquer par le relatif retard français dans ce secteur par rapport à certains voisins européens », note les auteurs de l'étude.

La France a en revanche moins investi dans les infrastructures de transport durable avec un budget de 4,8 milliards d'euros.

Les financements publics minoritaires

A travers le budget de l’État et celui des collectivités, ce sont 4,9 milliards d’euros qui sont fournis pour des projets bas-carbone. La plupart de ces montants sont dépensés soit sous la forme de subventions (crédit d’impôts par exemple), soit sous la forme de participations prises dans des infrastructures, pour les transports notamment.

Le bâtiment représente la majeure partie de ces montants avec 2,1 milliards d'euros fournis sous la forme de subventions, que ce soit pour la rénovation énergétique ou la production d’énergie renouvelable. Les transports représentent également un montant important avec entre 1,4 et 3,8 milliards d’euros suivant les périmètres retenus. Les investissements climatiques dans les autres secteurs représentent un poids de l’ordre de 250 millions d’euros.

Plus de la moitié des financements proviennent des entreprises...

Les entreprises – dont les banques commerciales – auraient mobilisé 63% des financements privés, soit 11,1 milliards d’euros. Dans le secteur de l’énergie uniquement, la base de données Bloomberg New Energy Finance (BNEF) permet de tracer 1,8 milliard d’euros d’investissements dans les énergies renouvelables.

Sur ces montants, environ 40% sont fournis par des institutions financières et 60% par des industriels ou des développeurs de projet. A noter que 40% de ces montants viennent d’autres pays que la France dont la quasi-totalité (96%) de l’Union Européenne.

 … Sauf pour le bâtiment

Les ménages auraient fournis directement 5,1 milliards d’euros – principalement dans le bâtiment – soit 37% des financements privés. Le financement de la rénovation énergétique des logements représente 3 milliards d’euros. Le financement des énergies renouvelables dans le bâtiment représente, pour les ménages, un montant de 1,9 milliard d’euros. Le reste (0,5 milliard d’euros) provient de l’utilisation de l’épargne des ménages (investissements dans le logement social principalement).


Si on combine leur action, les acteurs privés (entreprises, ménages) ont distribué environ 60% (13-14 milliards d’euros) des montants soutenant les investissements bas-carbone en France en 2011. Si l’on exclut le secteur des transports dont les financements sont principalement gérés par des organismes publics, ce pourcentage augmente à plus de 75%.

Des investissements insuffisants

En conclusion, les auteurs de cette étude indiquent que « le montant de 22,2 milliards d'euros d'investissement annuel (hors nucléaire) est en-dessous des besoins identifiés dans le cadre du Débat national sur la transition énergétique (autour de 50 milliards d’euros par an pour un périmètre plus large, ndlr) ».

« Une partie des financements nécessaires à la transition énergétique est donc d’ores et déjà réalisée mais l’effort restant à effectuer nécessite des évolutions importantes. (…) alors que l’année 2011 représente un pic d’investissements dans les énergies renouvelables, l’évolution des années suivantes laisse à penser que la marche à gravir est peut-être un peu plus haute aujourd’hui qu’elle ne l’était en 2011 », conclut le rapport.

Pour rappel, La France s'est fixée pour objectif de réduire de 50 % sa consommation d'énergie en 2050, de 30 % sa consommation des énergies fossiles en 2030 et de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre en 2040.

C.T
© Fotolia 

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Vos réactions | 1 réactions

1 - Bernard Fortier le 19 novembre 2014

ERREUR DE BILAN

Reprenons l’objectif de départ de la Transition Energétique : l’humanité doit réduire son emprunte sur l’écosystème terrestre. Le bilan ici déballé est donc hors sujet, aucun lien direct avec l’objectif. C’est un inventaire de milliards dépensés, et pour la plupart empruntés, donc gagés sur les générations futures, sans même s’interroger sur la pertinence de ces dépenses. Car la bonne question est là : pour chaque Euros dépensés combien d’impacts humains évités sur l’écosystème ? A court, à moyen et à long terme ? Quels sont les Euros les plus malins, les mieux investis, c’est cela qui nous intéresse. Quels sont les Euros qui s’avèrent contreproductifs, voilà la bonne question ! Nous avons déjà une réponse à cette dernière question : Le dispositif RGE est complètement improductif car il a et va mobiliser des milliards d’investissements, qui de fait vont correspondre à une augmentation de l’impact sur l’écosystème, et qui en contrepartie n’engendreront pas d’économie à l’avenir. Bien au contraire, il a prévu son auto reproduction à l’infini, une gabegie sans limite. Une consommation supplémentaire, obligatoire et planifiée, qui est contraire à l’objectif. Il faut dénoncer cette imposture du Green Washing, qui veut détourner nos rares énergies, des objectifs les plus vitaux et nobles, ceux qui pourraient générer de vraies économies. ALORS AIDEZ NOUS A REMETTRE LA POLITIQUE DANS LE BON SENS Même si vous êtes résignés et dépités ou même ignorants de toutes ces subtilités. Rejoignez le collectif « RGE…pas comme ça » http://www.rge-info.fr/rejoignez-le-collectif/bulletinadhesion_collectif/ un simple soutien de 10 Euros vous permettra de suspendre l’application du RGE et d’en savoir plus sur les raisons de cette gabegie. Merci de votre confiance.

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