Le Liban souhaite davantage d'aide arabe pour la reconstruction

Dernières dépêches AFP | 21.08.06
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Le Liban souhaite davantage d'aide arabe pour la reconstruction  - Batiweb
LE CAIRE, 20 août 2006 (AFP) - Le ministre libanais des Affaires étrangères, Fawzi Salloukh, a souhaité dimanche une aide plus importante de la part des pays arabes pour la reconstruction de son pays, avant une réunion de la Ligue arabe consacrée à ce dossier.
"Le Liban s'attend à plus d'aides arabes pour sa reconstruction", a déclaré M. Salloukh aux journalistes, à l'issue d'une rencontre avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa. Il a indiqué que ses homologues arabes devraient adopter une résolution, lors de leur réunion prévue dans l'après-midi au siège de l'organisation, "pour poursuivre leur soutien au Liban". De nombreux pays arabes, notamment les monarchies du Golfe, ont déjà annoncé des aides de plusieurs millions de dollars pour la reconstruction au Liban, surtout des infrastructures durement touchées lors de l'offensive militaire israélienne.

Le chef de la diplomatie syrienne, Walid al-Mouallem, sera absent de la réunion extraordinaire décidée pour mettre en place un plan d'aide au Liban et examiner la possibilité de la tenue d'un sommet arabe, que l'Arabie saoudite s'est dite prête à accueillir. M. Salloukh a affirmé en outre que son pays accueillait favorablement toute participation arabe à la force internationale prévue au Liban sud. "Toute force arabe de pays frère peut participer à la Force intérimaire de l'Onu au Liban sud (Finul)", a-t-il dit. L'Onu doit porter à 15.000 hommes (contre 2.000 actuellement) les forces de la Finul, aux termes de la résolution 1701 du Conseil de sécurité qui a mis fin à un mois de combats au Liban entre Israël et le Hezbollah libanais.

Les ministres des Affaires étrangères des 22 membres de la Ligue arabe s'étaient réunis à Beyrouth le 7 août, en pleine crise, et avaient apporté un soutien total au plan de sortie de crise du gouvernement libanais. Une délégation de l'organisation panarabe s'était ensuite rendue à New York pour appuyer les demandes libanaises auprès du Conseil de sécurité, avant le vote le 11 août de la résolution 1701 sur l'arrêt des hostilités entre Israël et le Hezbollah. M. Moussa avait fait état samedi soir d'une "volonté politique arabe commune pour chercher à soutenir le Liban en présentant un front uni", après une réunion avec le ministre yéménite des Affaires étrangères, Abou Bakr al-Kourbi.

Redacteur