Les objets connectés sont devenus notre quotidien Des hommes et de la e-attitude | 10.03.20

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Sans forcément nous en apercevoir, les objets connectés gagnent du terrain dans notre vie de tous les jours. Un rapport publié par 451 Research révèle la présence de 8 milliards d’objets connectés dans le monde en 2019. D’ici 2024, le nombre d’objets connectés devrait augmenté à 13,8 milliards. Ces objets intelligents sont parfois difficiles à repérer. La société Matooma, acteur dans la fourniture de cartes SIM multi-opérateurs et de services M2M/IoT industriels, liste les objets connectés que nous utilisons chaque jour.

Ils nous entourent, et souvent, nous n’y prêtons plus attention. Force est de constater que les objets connectés deviennent aujourd’hui indispensables à notre organisation quotidienne. Cependant, les 8 milliards d’objets connectés présents dans le monde en 2019 ne sont pas toujours évidents à repérer. 

 

En effet, les objets intelligents, connus par les experts du secteur comme IoT (Internet of Things ou IDo, Internet des objets) sont l’interconnexion entre l’Internet et des objets, lieux ou environnements physiques. Matooma, société oeuvrant dans le domaine de la carte SIM multi-opérateurs et de services M2M/IoT industriels, explique comment cette technologie est entrée dans notre quotidien. 

 

Smart Home 

 

Les logements des franciliens deviennent de plus en plus connectés. Ainsi, pour assurer le confort thermique des logements, nous prenons régulièrement nos smartphones pour ouvrir l’application permettant de contrôler notre chaudière. Dans les transports ou sur le lieux de travail, chacun peut vérifier à distance le thermostat de son domicile, régler la température du logement et « limiter le gaspillage énergétique en optimisant ses consommations et de réaliser des économies »

 

Malheureusement, avant de quitter le domicile, l’alarme n’a pas été activée. Toujours via son smartphone et une application dédiée, chacun peut facilement l’activer à distance, vérifier l’état du domicile et recevoir des « alertes en cas d’intrusion »

 

Le tri des déchets devient lui aussi connecté grâce à la « poubelle urbaine ». Elle « reconnait, trie et compacte les déchets ». Selon Matooma, cette poubelle 2.0 permet de faire gagner du temps dans le processus du recyclage et d’organiser moins de collecte grâce à a méthode de compression. Ces poubelles intelligentes permettent de limiter le CO2. 

 

Si ces objets sont régulièrement utilisés, connaissons-nous pour autant, la façon dont ils fonctionnent ? Ces trois appareils sont équipés d’une carte SIM M2M, elle permet la communication entre les machines. Concrètement, la carte SIM fait remonter un tas d’informations sur l’état ou le fonctionnement de l’objet connecté via le réseau GSM.

 

En ce qui concernent les appareils cités plus haut, ce fonctionnement permet : 

  • au technicien, pour la chaudière, de recevoir une alerte en cas de dysfonctionnement ou de surconsommation et d’agir à distance, 
  • pour l’alarme, un centre de surveillance peut être prévenu en cas d’intrusion, 
  • la SIM des poubelles connectées permet d’envoyer une alerte au gestionnaire pour l’informer que celle-ci est pleine. 

 

Le bâtiment intelligent

 

La maison n’est pas la seule à être connectée. L’ensemble des bâtiments (entreprises, commerces, instituions…) est connecté. Matooma cite les exemples des ascenseurs, des TPE bancaire (Terminal de paiement électronique), et des potagers connectés. 

 

Ces objets connectés, comme ceux de la maison, « disposent tous d’une carte SIM ». Le principe est le même, des informations sont envoyées via le réseau GSM. Grâce à ces dispositifs, les personnes se retrouvant coincées dans un ascenseur peuvent appuyer sur un bouton d’alerte et ainsi contacter le centre d’appel. La carte SIM permet de faire « une maintenance prédictive » et signale toutes les anomalies rencontrées. 

 

Les TPE, au contact ou à l’insertion d’une carte bancaire, autorisent le paiement « grâce à la remontée des donnée bancaires via la SIM connectée au réseau GSM »

 

Les systèmes utilisés pour les potagers connectés permettent plus d’action sur ceux-ci. Des capteurs installés dans ces potagers permettent « d’analyser la température, l’apport nutritionnel, la lumière, le système de ventilation, et le niveau d’irrigation nécessaires à l’entretien des différentes plantations ». Ces données récoltées via les capteurs, sont transmises à une plateforme qui analysera les besoins des plantations, et cela, toujours grâce à une carte SIM et aux informations transmises via le réseau GSM. 

 

Dans le secteur des services, on retrouve également ces objets connectés avec, par exemple, les scooters électriques, les défibrillateurs connectés ou les panneaux d’affichage. S’ils sont déjà bien implantés dans notre vie quotidienne, ces objets intelligents devraient se multiplier dans les prochaines années. Ainsi, on devrait trouver plus de 13 milliards d’objets connectés dans le monde en 2024. On parlera alors de Smart City. 

 

J.B

Photo de une ©Adobe Stock 

Redacteur

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