Création d’une nouvelle réserve naturelle nationale de la Petite Camargue alsacienne

Développement durable | 22.08.06
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Création d’une nouvelle réserve naturelle nationale de la Petite Camargue alsacienne - Batiweb
Située dans la basse plaine de l’Au, proche des agglomérations de Bâle, Mulhouse et St Louis (plus d’un million d’habitants), sur les communes de Saint-Louis, Village-Neuf, Rosenau, Bartenheim, Kembs et Blotzheim, la nouvelle réserve naturelle nationale de la Petite Camargue alsacienne s’étend désormais sur une superficie de près de 717 hectares auxquels s’ajoutent 185 ha aquatiques composés de divers cours d’eau et fossés, chemins ruraux et privés non cadastrés.
L’ancienne réserve naturelle, créée en juin 1982, comprenait seulement 120 ha, répartis en deux sites de 90 et de 30 ha. Grâce au plan de gestion mis en œuvre, de nombreuses actions de préservation et de valorisation du patrimoine naturel ont déjà été conduites ainsi que des suivis scientifiques dans ce contexte international d’un site sur trois frontières (France, Allemagne, Suisse).

L’Etat finance déjà le fonctionnement de la réserve naturelle ainsi que des actions ciblées du plan de gestion. Les collectivités locales pour leur part financent des actions notamment en matière d’éducation à l’environnement.

Intérêt écologique de la réserve naturelle :

Les bénéfices attendus de cette extension sont triples

- pour les écosystèmes : donner une dimension suffisante aux espaces protégés et tenir compte de la biodiversité de ces espaces mosaïques, de la forte singularité de la plaine de l’AU, de ses quatre types de milieux principaux : formations sèches à orchidées, formations palustres, chênaie à tilleul, saulaie blanche et banc de graviers.

- pour les espèces : protéger des espèces remarquables d’intérêt communautaire (inscrits dans les directives Habitats et Oiseaux) ou protégées au niveau national (orchidées, espèces végétales de tourbières non acides, très nombreuses espèces d’amphibiens, population piscicole très diversifiée, échassiers nicheurs ou hivernants, anatidés hivernants).

- pour le fonctionnement des milieux naturels : rétablir des liens fonctionnels entre le Rhin, les bras morts et la vieille terrasse du fleuve, rétablir la continuité écologique entre les différents massifs forestiers, favoriser l’hivernage des oiseaux sur une zone humide d’importance internationale et à terme, enrichir la biodiversité en ville.

Redacteur