Interface et Bouygues s’engagent en faveur de la construction bas-carbone Développement durable | 12.02.21

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Interface, spécialiste mondial de la conception de sols éco-responsables et véritable promoteur d’écologie industrielle, débattait ce 11 février, en présence de Fabrice Bonnifet, directeur du développement durable chez Bouygues, autour des défis du secteur de la construction face au carbone et au réchauffement climatique. Les détails.

Le secteur du bâtiment est le plus gros pourvoyeur de gaz à effet de serre sur le territoire national avec pas moins d'1/3 des émissions produites. Afin de réduire ces émissions, le gouvernement ambitionne la décarbonisation totale du secteur d’ici 2050, notamment grâce à la stratégie nationale « bas-carbone », dont fait partie la RE 2020. 

Ce 11 février, Laetitia Boucher, responsable développement durable pour l'Europe du sud chez Interface, et Fabrice Bonnifet, directeur du développement durable chez Bouygues, ont débattu autour des enjeux du secteur de la construction face au carbone et à la montée du réchauffement climatique, ainsi qu’aux opportunités à saisir.  

« Chez Interface, on comprend qu’il est urgent de s’adapter aux changements climatiques et aux phénomènes météorologiques extrêmes. Il est également urgent d’agir pour stopper les émissions de gaz à effet de serre afin d’éviter un climat que nous connaissons aujourd’hui pour les décennies futures », a alerté Laetitia Boucher.

Les engagements du groupe Bouygues 

Le groupe Bouygues s’investit depuis quelques années maintenant dans l'innovation et le déploiement de solutions durables en faveur de la transition énergétique. Fabrice Bonnifet, directeur développement durable et QSE (qualité, sécurité, environnement) pour le groupe, a confirmé lors de ce webinaire, l’engagement de Bouygues pour la construction bas-carbone. 

Fabrice Bonnifet indique que le groupe Bouygues désire construire durablement. Pour cela, il met en avant 4 leviers d’actions : revaloriser les bâtiments déjà existants ou les changer d’usage, ou encore substituer des matériaux comme le béton par des matériaux biosourcés tels que le bois, la terre cuite… 

Fabrice Bonnifet a ajouté « la vraie révolution, c’est l’intensité d’usage, le but étant que le bâtiment puisse être utilisé en permanence car plus le bâtiment est utilisé, moins il y aura ce besoin de construire et donc on va pouvoir remettre de la nature en ville, mettre en place des possibilités de transports doux et du coup, moins bétonnés. » Les BHEP (bâtiment hybride à économie positive) qui ont vocation à concilier des spécificités environnementales innovantes et un bilan financier positif font partis intégrantes des solutions de Bouygues dans leur démarche de construire bas-carbone.

« Avec les BHEP, qui rapportent plus d’argent qu’ils en coûtent en charge, tout devient plus rentable pour nos clients utilisateurs car en ayant une meilleure intensité d'usage, il y a forcément moins de flux financiers. Tout ça nécessite de changer beaucoup de choses dans la conception-réalisation mais la réhabilitation des bâtiments est un levier très important dans la transition écologique du secteur », a-t-il expliqué.   

Le réemploi de matériaux, l'un des piliers de l'économie circulaire, participe également aux engagements pris par Bouygues dans la lutte contre le carbone. Fabrice Bonnifet est revenu sur la transformation des bâtiments tertiaires en logements. « Petit à petit, on a le pouvoir, non pas de construire des bâtiments neufs mais de les monter avec des éléments déjà finis, qui s'emboîtent entre eux pour leur donner, ainsi, une sorte de vie éternelle ». 

Interface, un exemple pour tous 

En 1994, Interface s'engageait à réduire son impact négatif sur l'environnement en se basant sur 3 axes principaux : la production, la performance des produits et la supply chain. Depuis, l’entreprise a totalement repensé sa manière de fabriquer en essayant d’éliminer tous les déchets, industriels par exemple, et le gaspillage d’eau ou d’énergie. 

Aujourd’hui, le spécialistes des revêtements de sol, a un recul nécessaire et fabrique 100% de ses produits grâce aux énergies d'électricité renouvelable. « Ca nous a permis de réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 96 %, depuis 1996, sur l'ensemble de nos sites de fabrication, ce qui est est assez énorme », se félicite la responsable développement durable.  

Après avoir recréé leur façon de penser, Interface a sélectionné des matériaux innovants pour concevoir des sous-couches dont l'empreinte carbone est réduite significativement. En effet, l’entreprise a sorti une nouvelle sous-couche nommée CQuest Bio. Composé uniquement de matériaux biosourcés, le nouveau produit signé Interface permet de réduire de manière drastique l’empreinte carbone. Une belle perspective pour tous ces acteurs engagés aux côtés d’Interface, pour avancer sur des solutions durables et responsables.

Fabrice Bonnifet conclut : « Notre objectif, chez Bouygues, en tant que constructeur/promoteur, c'est d'aller au delà de la réglementation pour qu'on puisse tenir les objectifs que l'on s'est fixés c’est à dire réduire de 30% nos émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 et puis bien sûr d'aller vers la neutralité carbone pour 2050, parce qu’au delà d'être un objectif environnemental, c’est un objectif moral. »

A noter que le prochain webinaire organisé par Interface se tiendra le 25 mars prochain sur le thème des tendances design et du carbone.

 

Marie Gérald

Redacteur

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