Les vitrages du troisième millénaire vont équiper l’Europe Nouveaux produits du BTP | 23.01.02

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Avec l’ouverture de la ligne magnétron de son usine de Salaise sur Sanne, le groupe Saint Gobain marque l’avènement en Europe d’une nouvelle génération de verres peu émissifs.
Les pertes énergétiques dues aux mauvais vitrages s’élèvent en France à 10 millions de tonnes/équivalent pétrole par an, soit plus de 5 % du total de l’énergie consommée. Sur 15 millions de m2 de vitrages isolants fabriqués annuellement en France, 17 % sont peu émissifs alors qu’ils sont 97 % en Suisse, 92 % en Allemagne et 90 % en Autriche. Au regard de ce constat, on comprend aisément que la nouvelle réglementation thermique stimule l’installation des verres à très faible émissivité. Le retard est d’autant plus grand si l’on ajoute qu’actuellement, seul le tiers des logements français est équipé de doubles vitrages, ce chiffre est encore plus important dans les immeubles d’activité tertiaire. Avec la réglementation thermique 2000, c’est en fait dans une véritable guerre énergétique dans laquelle s’engage la France. Une guerre qui commence par un vaste programme de rééquipement, notamment en matière de fenêtre. Dans la perspective de l’immense marché européen des vitrages peu émissifs (ITR), le groupe Saint Gobain vient d’implanter, au sein de son usine de Salaise (38), une ligne de production dotée du système Magnétron, un procédé original permettant la fabrication d’une nouvelle génération de verre à couches. Cette unité, dont l’investissement a coûté 135 millions de francs, va produire 550 tonnes par jour d’un verre plat, recouvert de fines et invisibles particules de métaux tels l’argent, l’étain et le zinc. La qualité de ces vitrages est en effet exceptionnelle. Sur le plan thermique, ils sont faiblement émissifs, ce qui signifie qu’ils ont la particularité de laisser entrer plus d’énergie qu’ils n’en laissent sortir. En se comportant comme d’authentiques capteurs solaires, ils suppriment totalement l’effet de « parois froides ». Une propriété qui joue également un grand rôle dans la limitation de l’émission des gaz à effet de serre. De plus, les verres à isolation thermique renforcée de St Gobain disposent d’un pouvoir isolant 3 fois plus important que les doubles vitrages classiques, ce qui induit de très fortes économies. Au plan visuel, leur capacité de transmission lumineuse reste très élevée (76 %). Côté sécurité, dans les épaisseurs standard de 3 à 10mm, ils offrent une excellente résistance aux chocs, en particulier sur de grandes surfaces comme les verrières. À toutes ses performances, s’ajoute celle du prix. En effet, le surcoût des verres à couches Planitherm et Climaplus est contenu dans une fourchette de 50 à 80 Francs du m2, ce qui représente une hausse moyenne de 1000 francs sur le prix des vitrages d’un logement courant. Une très faible hausse dont l’amortissement est réalisé en moins de 2 ans sur la facture de chauffage. Vitrages à Isolation thermique renforcée(ITR) Climaplus et Planitherm de Saint Gobain.
Redacteur

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