Pour sortir des 35 heures Communiqués | 04.09.15

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C’est un fait connu et reconnu dans les entreprises et pas seulement par leurs dirigeants : la réforme dite des 35 heures a tout à la fois révélé et provoqué il y a 15 ans un bouleversement radical du rapport au travail et des relations de travail elles-mêmes.
Comment sortir de cette logique, alors même que le « travailler plus pour gagner plus » a perdu son attractivité fiscale et sociale ?
Compter le temps de travail (et les temps de repos) est devenue une préoccupation constante des salariés, dans le cadre d'une vision financière et comptable des liens professionnels où la logique du donnant-donnant a pris le pas sur l'exigence du travail bien fait et du service rendu.

Des moyens existent dans la législation, pour peu que la Direction générale de l'entreprise ait la volonté de casser la spirale de la démotivation par le non travail et l'appauvrissement.

Par exemple, il est possible de fixer la durée du travail de certains salariés à 40 heures voir 44 heures par semaine, dans le cadre de forfaits négociés individuellement, qui visent à motiver les compagnons les plus méritants et la maîtrise, en rémunérant l'implication dans le travail plutôt que la présence sur chantier. Les coûts salariaux sont certes plus élevés, mais n'est-il pas préférable d'avoir peu de salariés bien payés et motivés par le travail, plutôt que des sureffectifs de collaborateurs insatisfaits et mal occupés ?

On peut aussi imaginer d'instaurer, dans les activités compatibles avec ce mode d'organisation, des systèmes de rémunération à la tâche, pourvu qu'on les entoure des garanties juridiques et sociales nécessaires : l'expérience enseigne que ce mode de rémunération peut être compatible avec un haut niveau d'exigence en matière de qualité de la prestation, et tout à fait motivant pour des salariés qui ont le goût de l'indépendance et l'aptitude à s'organiser de façon autonome.

Le contrôle des temps de travail et de la productivité du travail est une autre piste de réflexion : rapprocher les temps passés et payés avec la réalité des chantiers est toujours instructif non seulement pour le dirigeant ou le contrôleur de gestion, mais pour les compagnons eux-mêmes, qui doivent souvent réapprendre à faire un lien entre leur salaire, leur travail, et le résultat de celui-ci ; nombreuses sont les entreprises (notamment du second œuvre du bâtiment) qui se plaignent que les salariés organisent leurs chantiers et leurs déplacements selon leur convenance personnelle, sans souci de rentabiliser leur temps, alors que ces mêmes entreprises n'ont mis en place aucun dispositif de contrôle.

Sortir des 35 heures, c'est aussi favoriser l'adéquation la plus complète possible entre le planning d'activité de l'entreprise et la durée du travail des salariés, dans le cadre d'une anticipation dynamique des variations d'activité : les forfaits annuels en heures, l'activité partielle (ancien chômage partiel), l'organisation des ponts et la récupération des jours de travail perdu, nombreuses sont les techniques qui favorisent de travailler moins en période de basse activité, et de travailler plus quand les commandes arrivent – encore faut-il vouloir gérer de manière préventive les à-coups souvent imprévisibles du carnet de commandes.

N'attendons pas que l'État intervienne pour réparer les dégâts : sortir des 35 heures c'est possible et dès maintenant ! Vous souhaitez être accompagné dans la gestion sociale de votre entreprise ?

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