Exit l’allocation panier-repas, le ticket restaurant entre en force Vie pratique | 23.01.02

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L’allocation de panier-repas sera peut-être bientôt à ranger au rayon souvenir. Après les grandes entreprises, le ticket-restaurant séduit aujourd’hui des milliers de PME
A l’heure du déjeuner, dans les restaurants et les magasins d’alimentation, il est presque devenu une nouvelle monnaie. Le ticket-restaurant, longtemps réservé aux entreprises aux effectifs conséquents, est désormais largement utilisé par les PME. Il suffit, en effet, de la présence d’un seul salarié dans une entreprise pour bénéficier des avantages de ce titre-repas dont la fonction recouvre plusieurs atouts. En effet, toute entreprise qui accorde ce moyen de paiement à ses employés se voit, à concurrence de 4.47 euros par jour (30 francs), exonérée de toutes charges sociales et fiscales, ce qui représente un gain minimum par an de 553 euros (plus de 3 600 fr.) par salarié. Un avantage qui profite aussi bien à l’entreprise qu’au salarié puisque l’employeur peut prendre à sa charge jusqu’à 60 % de la valeur faciale du titre. En équivalant salaire, sur la base des plafonds fixés par Bercy, l’attribution des tickets-repas représente pour le salarié un complément de salaire par an de l’ordre de 1006.16 euros (6 600 francs) au global ou un gain net de 1452 francs par rapport à une augmentation de salaire d’un montant identique. A comparaison égale, la prime de panier, fixée légalement à 19.11 francs par jour et 38.22 francs lors des déplacements ou des chantiers, fait grise mine. Cette prime de panier, en figurant sur les bulletins de salaire, passe pour un gain, ce qu’en réalité elle n’est pas. Son retrait peut donner au salarié l’impression d’une perte. Dans les faits, le ticket-repas lui est largement préférable. A l’inverse, de la prime de panier, le ticket- repas, dont le porteur reste anonyme, est quasi accepté par tous les commerçants de l’alimentation et peut même être utilisé pendant les congés. Il permet surtout au salarié de bénéficier d’un meilleur défraiement sans que cela coûte nécessairement plus cher à l’entreprise. Il évite aussi, en cas de contrôle fiscal, les tergiversations tatillonnes et lancinantes des contrôleurs fiscaux sur les avantages en nature. Dans tous les cas, c’est l’employeur qui fixe le nombre de tickets attribués par jour à chaque employé et le montant de sa contribution. Quatre entreprises diffusent ces tickets, dont 3 font parties de CRT (Centrale de règlement des titres). Les plus connues sont Accor, Le Chèque Déjeuner et Chèque de table. L’acquisition des titres se fait mensuellement après ouverture d’un compte auprès de ces entreprises. Au plan de la gestion, le ticket-repas offre une souplesse et un encadrement nettement supérieurs aux primes de même nature, directement versées par l’entreprise au salarié. Seul véritable inconvénient, le règlement des tickets par l’entreprise se fait lors de l’acquisition, ce qui mobilise toujours un peu de trésorerie. Pour information, un guide du ticket restaurant est téléchargeable sur www.biendecider.com
Redacteur

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