Faire de son véhicule un véritable atelier Vie pratique | 23.01.02

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L’aménagement d'un véhicule utilitaire (VU) n’est plus un luxe. Ce dernier, lorsqu’il est bien organisé, engendre des gains conséquents sur la qualité du travail et sur la productivité.
Pour jouer pleinement son rôle, le véhicule atelier ne doit pas être une simple boîte ou s’empilent pèle mêle matériaux, pièces et outils. Si l’aménagement du VU est bien adapté au corps de métiers, le bénéfice se retrouve à tous les niveaux: gains de temps et d’efforts, économie sur les pièces et les appareils, meilleure hygiène, sécurité accrue et en point d’orgue, excellente image de marque. Autant de raisons de réaliser un aménagement intelligent. Bien entendu, suivant les métiers, chaque cas est particulier. Première précaution, ne pas céder aux vieux réflexes du rangement fixe. L’aménagement d’un VU tient plus de l’agencement que de l’équipement. Ses règles s’articulent autour des gains de poids et d’espace et des habitudes de travail. Par exemple, les rayonnages, si pratiques en temps normal sont lourds, encombrants et peu commodes dans une camionnette. On leur préférera des casiers modulables ou des tiroirs légers en plastique ou alu, montés sur des profilés et dotés de préférence, de glissières télescopiques. Ces casiers, choisis à la mesure, permettront un repérage immédiat, assureront de bonnes conditions de transport au matériel et faciliteront l’inventaire des réapprovisionnements. Autre approche, celle de l’agencement par priorité. Une méthode qui consiste à penser à la fréquence des tâches pour établir la place et l’accès aux pièces et aux matériels. Enfin, tous aménagement se doit d’être évolutif car dans tous les corps de métiers, les technologies changent souvent. Précaution essentielle, l’agencement doit être contenu dans un habillage, de bois (agglo, placo, multiplis), d’alu ou même de vitro résine. Cela évite les perforations de la carrosserie et la dépréciation du véhicule. Côté sécurité, outre la bonne tenue des objets un verrouillage centralisé des tiroirs et casiers rend de grands services, surtout lors d’allées et venues fréquentes. Au plan de l’hygiène, un bon agencement doit aussi comprendre un espace vêtements de travail avec, le cas échéant, un dévidoir de lingettes à sec permettant le nettoyage des mains. A l’extérieur ont pourra également placer des établis et des étagères escamotables dont de nombreux modèles existent dans le commerce. Le toit d’un VU est aussi un espace de travail. Depuis les portes échelles, qui se déploient d’un simple mouvement, aux grues télescopiques qui permettent à un homme seul de charger sans effort une charge de 800 kg, tous les équipements doivent, là aussi, être judicieusement choisis. Au-delà des aménagements à réaliser soi-même, de nombreuses sociétés se sont spécialisées dans l’agencement des véhicules ateliers. Leur standardisation a rendu leurs prix souvent compétitifs. Par exemple, la société Bott propose à partir de 6 000 Frs des kits complets adaptés aux différents métiers du bâtiment. Même démarche chez SD ou l’agencement de base est proposé à 2 400 frs. Modulcar va plus loin, avec un ensemble à 20 000 frs comprenant l’agencement et tous le matériel d’un artisan type (compresseur, poste à souder, étau télescopique…). En termes de budget, il faut compter en moyenne 7 à 8 000 francs (hors pièces et appareils) pour une fourgonnette bien agencée et le double pour un fourgon de type Jumpy. L’agencement d’un VU est une opération toujours rentable, amortie directement ou indirectement dès les tout premier mois de travail. Pour information, agenceurs: Modulcar, Bott, Sortimmo, SD Services et listes des partenaires disponibles auprès des constructeurs automobiles.
Redacteur

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