Prends garde au toit… Vie pratique | 07.01.02

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Hormis les chutes traditionnelles qui menacent les ouvriers travaillant sur les toits, il existe un danger souvent négligé, qui pourtant chaque année occasionne de nombreuses victimes
Si l’évidence du risque de chute apparaît clairement aux couvreurs qui se protègent des chutes, nombreux pourtant se font régulièrement piéger par la fragilité des matériaux. La loi impose des mesures de protection pour le travail en hauteur (décret du 8 janvier 65) mais ne définit pas avec précision les précautions indispensables face à la fragilité des supports. Le Comité technique national des industries du bâtiment et des travaux publics reprend ainsi dans un fascicule intitulé “ Travaux sur couverture en matériaux peu résistants ” l’essentiel des mesures de protection. Ce document conseille d’abord de bien analyser la nature du toit. Les toits fragiles sont constitués de plaques en fibre de ciment, de plaques translucides en verre armé, en résine de polyester, en fibre de verre, en chlorure de polyvinyle, de tôles ondulées inférieures à 100 mm, de panneaux de paille comprimée ou de lin, de bacs métalliques autoportants ou de panneaux d’aggloméré de bois recouvert d’un revêtement. Dans tous les cas, les protections relatives au travail en hauteur doivent être installées. Elles sont essentiellement constituées de garde-fous permanents ou provisoires en périphérie de la couverture ou de surfaces de recueil rigides ou souples comme des filets. Lorsqu’il n’existe pas de faux plafond, des filets devront également être installés sur toute la surface à couvrir. Ils seront jointifs et suffisamment résistants. Sur la couverture, un dispositif de circulation est impératif. Il est formé en général de planches en sapin de qualité "échafaudage" ou d'échelles plates. L’installation des crochets de service et des planches de butée est obligatoire pour les pentes de plus de 15%. L’ensemble doit toujours reposer sur les pannes de la charpente. Des dispositifs de circulation préfabriqués en aluminium léger existent comme le Couvrazed de Krieg et Zivy, le Sauvetoit d'Entrepose, le Sécuritoit de Sormain ou l’Echaftoit de Silrom. Leur usage est généralement réservé aux pentes inférieures à 40%. Ces systèmes sont modulables et comprennent des marches et des garde-corps intégrés. Tous ces dispositifs ne sont efficaces que s’ils sont bien installés sur la toiture, notamment au niveau des points d’ancrage. Une précaution supplémentaire mais souvent nécessaire implique l’usage de harnais anti-chute. Les harnais à enrouleur automatique de câbles dotés d’un absorbeur d’énergie sont les meilleurs. Enfin, le bon sens doit aussi être respecté. Par exemple, ne jamais laisser un ouvrier seul sur le toit, tenir compte des conditions climatiques, en particulier de la pluie et du vent et enfin toujours porter des chaussures anti-dérapantes.
Pour plus d’infos, l’OPPBTP diffuse un mémo pratique (F1 M02) intitulé : "Travaux de couverture en matériaux fragiles. Pose et entretien" et une fiche de sécurité (F01 et F02) concernant la protection contre les chutes.
Redacteur

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