En Vendée, une entreprise du bâtiment s'organise pour maintenir son activité Vie des sociétés | 25.03.20

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En Vendée, une entreprise du bâtiment s'organise pour maintenir son activité Batiweb
Si certaines entreprises du bâtiment ont décidé de cesser toute activité après les annonces d'Emmanuel Macron, d'autres ont fait le choix de poursuivre, en adaptant leur organisation pour respecter à la lettre les consignes de sécurité sanitaires imposées par le gouvernement. En Vendée, l'entreprise de maçonnerie générale Frédéric Bourasseau a pour sa part décidé de continuer certains chantiers en extérieur, tout en se réorganisant pour assurer la sécurité de ses salariés. Le point avec Frédéric Bourasseau, gérant de l'entreprise éponyme.

Jeudi dernier, nous avions recueilli le témoignage d'Anthony Clergeau, chef d'entreprise de Clergeau Menuiserie, qui avait fait le choix de cesser toute activité après les annonces du président Emmanuel Macron. Aujourd'hui, c'est avec l'entreprise Frédéric Bourasseau, également située à La Tranche-sur-Mer (85), que nous avons échangé.

 

L'entreprise a de son côté choisi de poursuivre certaines de ses activités se faisant en extérieur et sans présence de la clientèle.

 

Frédéric Bourasseau rappelle tout d'abord que le gouvernement est favorable à la poursuite de l'activité, tant que les gestes barrières sont bien respectés : « Nous avons pris le parti de continuer notre activité, car nous avons bien compris que le gouvernement souhaitait que l'on poursuive, en aménageant bien entendu les postes de travail pour la sécurité de nos salariés et de nos clients. Nous essayons d’avancer autant que possible nos chantiers pour pérenniser l’entreprise. Nous avons un carnet de commandes confirmé pour plus d’un an d’activité, nous tenons donc à reprendre dans les meilleures conditions dès la fin de cette épidémie ».

 

L'entreprise de maçonnerie générale fait de la construction neuve, mais aussi des extensions et du second œuvre. « Aujourd'hui, on ne continue que les chantiers en plein air et où il n'y pas de clientèle. Les salariés travaillent par deux, donc il n'y jamais de regroupement de plus de deux personnes », précise-t-il.

 

Limiter les contacts entre salariés

 

Il faut dire que le fonctionnement de l'entreprise permet de respecter les règles imposées par l'Etat : « Une bonne partie de nos dix salariés travaille. Ils sont répartis en équipes de deux personnes, et chaque binôme a son propre camion et ses outils ». Munis de leurs deux justificatifs de déplacement professionnels et des protections nécessaires, ils travaillent en limitant autant que possible leurs contacts : « Nous distribuons les taches de chaque salarié bien distinctement sur le chantier, pour éviter au maximum les contacts ».

 

Le midi, les salariés peuvent se rendre à la cantine, mais un roulement a été déterminé pour éviter qu'ils ne se croisent. « Nous leur avons aussi demandé de ramener leur propre vaisselle, et de la laver chez eux afin d'éviter toute contamination », explique M. Bourasseau.

 

« Nous avons la chance d'avoir des chantiers en plein air à exécuter dans notre commune, et des salariés qui respectent les consignes. Si les salariés ne suivaient pas les recommandations qu'on leur donne, on arrêterait tout de suite », ajoute-t-il.

 

Au niveau de l'approvisionnement, il indique que certains points de vente commencent à ré-ouvrir en fonctionnant grâce aux drive. L'entreprise a ainsi pu se réapprovisionner en matériaux. La question du béton, difficile à stocker, continue en revanche de se poser.

 

« Nous avons une politique de management participative, nos salariés sont impliqués dans nos décisions, et leur sécurité est notre première préoccupation, avant tout intérêt économique. Nous suivons donc tous, personnellement et strictement, les règles de confinement. Si jamais le gouvernement demandait un confinement total en incluant le bâtiment, nous suivrons les consignes », conclut-il.

 

Propos recueillis par Claire Lemonnier

Photo de une : Frédéric Bourasseau

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