Inoha interpelle le gouvernement sur l’inflation des matières premières Vie des sociétés | 15.02.21

Partager sur :
L’association professionnelle des Industriels du Nouvel Habitat, Inoha, a fait part de ses inquiétudes sur la hausse des prix et la pénurie des matières premières de la filière. Pour cela, le syndicat alerte les pouvoirs publics ainsi que l’ensemble des acteurs du secteur sur les risques à venir. Précisions.

Depuis sa création en 1978, l'organisation professionnelle Inoha rassemble 250 fabricants de la filière construction. Ses missions consistent à faciliter l’échange et la collaboration entre ses membres ainsi qu’à mettre en place de nombreuses actions pour accompagner ces derniers dans le développement de leurs entreprises. 

Impactés de près de 20% par la crise sanitaire liée au covid-19, les marchés du bricolage et de l’habitat sont aujourd’hui confrontés à une importante hausse des coûts des matières premières, une augmentation de 30% à 100% selon les métaux. Inoha interpelle également le gouvernement et les distributeurs sur le prix des transports et notamment sur celui des containers provenant de Chine dont le prix s’est vu multiplier par 5. 

« A la hausse s’ajoute maintenant une véritable pénurie de matières premières qui va avoir de lourds impacts sur nos productions », signale Jean-Luc Guéry et rappelle « le sens des responsabilités qui anime chaque acteur de la filière pour faire face à cette situation qui pourrait avoir des effets négatifs sur l’ensemble de la filière. »

Une importante mobilisation 

Nommé à la tête du syndicat Inoha en juin 2020, Jean-Luc Guery a alerté, dès janvier dernier, la Fédération Nationale des Magasins de Bricolage (FMB) sur les risques de rupture d’approvisionnements et sur les conséquences des taux de service, et ce afin que le dialogue « entre les industriels et les distributeurs soit constructif car ces hausses, certes conjoncturelles, et ces tensions d’approvisionnement contraignent de manière significative les marges des industriels déjà impactées par les surcoûts liés à la crise du COVID et à la suractivité de ces derniers mois ».

Jean-Luc Guery tient à rappeler que Inoha / FMB peuvent compter sur la recommandation 19-1 de la CEPC (Commission d’Examen des Pratiques Commerciales) qui stipule que « le règlement des litiges liés à l’application des pénalités logistiques doivent être appréciés en tenant compte également, outre la force majeure, d’autres circonstances indépendantes de la volonté des parties et extérieures aux parties ». « Certaines circonstances externes aux fournisseurs et aux distributeurs ne remplissant pas les conditions de le force majeure et perturbant les livraisons (par exemples, blocage des sites industriels ou d’entrepôt de stockage ou des axes de transport, pénurie avérée de matières premières avec délai de prévenance, crise sanitaire, aléa climatique d’une ampleur exceptionnelle, etc...) peuvent également constituer des causes d’exonération des pénalités ». 

Le président du syndicat a également pris l’initiative de se rapprocher du gouvernement pour les avertir sur les difficultés et les conséquences que cette hausse pourrait avoir sur l’ensemble des acteurs de la filière. Le 8 février dernier, l'équipe de direction d’Inoha a ainsi rencontré le cabinet de la ministre déléguée auprès du ministère de l’économie, des finances et de la relance, Agnès Pannier-Runacher. Une seconde rencontre est prévue dans les jours qui viennent entre le syndicat et le cabinet d’Alain Griset, ministre délégué chargé des petites et moyennes entreprises. 

La « conviction » reste « que l’ensemble des acteurs de la filière fasse, une nouvelle fois, preuve de responsabilité et de solidarité. » 

 

Marie Gérald

Photo de Une : ©AdobeStock

Redacteur

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de nous permettre d'améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus

Accepter