Le prix du GNR et des matières premières ne cesse d’augmenter Vie des sociétés | 23.04.21

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Depuis quelques mois, le prix des matières premières ne cesse de s’envoler et les délais d'approvisionnement de s’allonger. Fortement perturbé par la crise sanitaire du covid-19, le gazole non routier, entre autres, a gagné plus de 10 centimes par litre. Une augmentation qui a largement impacté la trésorerie des entreprises du secteur des Travaux Publics. Précisions.

Après une année 2020 bouleversée par la crise sanitaire, les tensions sur les matières premières sont venues perturber la relance de l’économie française. « L’offre de matières premières n'a repris que tardivement et est confrontée à une certaine latence pour la réouverture des sites d’exploitation et de production. A cela s’ajoutent des circonstances exceptionnelles, comme le blocage du canal de Suez, des incendies d’usines, des intempéries (vagues de froid, incendies, tremblement de terre, etc... ) », déclare la FNTP dans un communiqué.

D’abord apparue sur les marchés de l’industrie automobile, cette rupture apparaît depuis quelques mois sur le marché des matières premières (acier, métaux précieux, bois, solvants, produits pétroliers... ). Ainsi, le coût des matières premières industrielles s’est vu augmenter de près de 15%, et à plus de 50% pour le pétrole. Une véritable chute qui a entraîné le prix du gazole non routier, dit GNR, avec lui. 

Un secteur pertubé 

Destiné à alimenter les véhicules non routiers des secteurs tels que les exploitants agricoles ou forestiers, et les entreprises du BTP, le GNR voit son prix de production augmenter depuis le début de l’année. A cela, s'ajoutent également des stocks qui commencent à s’amenuiser, et des difficultés d’approvisionnement : « des difficultés qui provoquent déjà la réalisation de certains chantiers.»  Certains fournisseurs, principalement touchés par ces tensions, prévoient déjà des hausses tarifaires à venir. Autant dire que le marché n’est pas au meilleur de sa forme.

Ce à quoi la FNTP précise : « S’il est encore trop tôt pour affirmer si ce déséquilibre sera ponctuel ou durable, ces hausses des prix des matières, voire le risque d’une pénurie sur certains matériaux, interviennent dans un contexte encore perturbé pour le secteur. » 

Par ailleurs, les dégrèvements fiscaux liés au gazole non routier, supprimés au 1er juillet 2021 pourraient sûrement amplifier le phénomène de hausse des coûts des entreprises.

 

La filière Béton résiste aux tensions

Les tensions actuelles sur les matériaux et leur disponibilité  suscitent de nombreuses inquiétudes dans le secteur de la construction. Cependant la filière du béton, elle, reste stable. Une stabilité qui s'expliquerait notamment du fait de la disponibilité du matériau, ainsi qu'à sa dimension locale.

« Dans ce cadre, les solutions béton s’inscrivent plus que jamais dans une démarche multicritère (mixité des matériaux, durée de vie, confort, optimisation structurelle et disponibilité locale), ce qui leur confère de nombreux atouts et leur permet d’éviter les surcouts et de construire en volume, sans être touchées par les questions de pénuries », déclare la Filière Béton dans un communiqué.

 

 

Marie Gérald

Photo de Une : FNTP

Redacteur

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