Le chantier de Notre-Dame de Paris à l'arrêt à cause du Covid-19 Architecture | 17.03.20

Partager sur :
Il y bientôt un an, l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris suscitait l'effroi. La flèche surplombant le toit partait en fumée sous les yeux de spectateurs impuissants, les pompiers de Paris s’acharnant à faire reculer les flammes. Depuis, ce sont les architectes et ouvriers qui s’affairent à consolider la structure et réparer la cathédrale sous la pression d’un délai imparti. Mais avec la crise sanitaire du Covid-19, le chantier est désormais à l’arrêt depuis ce lundi 16 mars.

La cathédrale Notre-Dame devait être reconstruite en cinq ans seulement, selon le souhait d'Emmanuel Macron. Pourtant le chantier accumule du retard, d’abord à cause des risques d’une contamination au plomb, et désormais avec la crise sanitaire causée par le Covid-19. Pour préserver la santé des ouvriers et éviter une contamination massive, le chantier  « a été mis en sommeil ». 

 

Une décision contraire semblait inenvisageable d’autant plus que les installations de décontamination existantes ne permettraient pas de garantir « de manière suffisante la mise en oeuvre des règles de sécurité relatives au coronavirus pour ceux travaillant sur ce chantier ». Les distances minimales de sécurité entre les ouvriers ne pouvant notamment pas être appliquées. 

 

Le général Jean-Louis Georgelin, président de l’Établissement public chargé de la restauration de Notre-Dame, a donc précisé ce lundi 16 mars que toutes les opérations étaient suspendues. Par précaution, aucune date pour la reprise de chantier n’a pour le moment été annoncée « compte tenu des incertitudes sur l’évolution de la pandémie ».  

 

La priorité est bien à la protection des ouvriers, selon une source au sein de l’Établissement public : « Il s’agissait d’exemplarité, d’assurer une sécurité intégrale pour les compagnons ». La protection du chantier reste quant à elle assurée par un « système d’astreintes » mis en place.

 

Un retard supplémentaire 

 

Les architectes et maîtres d’oeuvres ont décidément un mauvais karma. Selon les plans initiaux, la phase de consolidation de la cathédrale devait s’achever à la fin du premier semestre. Les ouvriers allaient prochainement débuter le démontage de l’échafaudage, fondu durant l’incendie. L’AFP précise que ce démontage aurait notamment permis de déclarer la cathédrale française hors de danger. 

 

Les « conditions météorologiques difficiles » sont également citées pour expliquer les difficultés des salariés travaillant sur le chantier. Avec la crise sanitaire causée par le Covid-19 et les mesures de confinement imposées par le gouvernement français, le chantier de Notre-Dame de Paris prend de nouveau du retard. Les délais de reconstruction pourront-ils alors être respectés ?

 

J.B (avec AFP)

Photo de une : ©Adobe Stock 

Redacteur

filter_list Sur le même sujet

Notre-Dame de Paris sera finalement reconstruite à l’identique ! - Batiweb

Notre-Dame de Paris sera finalement reconstruite à l’identique !

Après des mois de débats sur les projets autour de la reconstruction de la célèbre cathédrale, monument littéraire de Victor Hugo et théâtre d’un sinistre incendie ayant ravagé sa flèche, tombée dans les flammes et les nuages de fumée du 15 et 16 avril 2019, Emmanuel Macron a finalement tranché ce jeudi 9 juillet pour une reconstruction « à l’identique ».
Le chantier de Notre-Dame de Paris reprendra progressivement - Batiweb

Le chantier de Notre-Dame de Paris reprendra progressivement

À l’arrêt depuis le 17 mars et le début de l’épidémie de Covid-19, le chantier emblématique de la cathédrale Notre-Dame de Paris reprendra dès ce lundi 27 avril, mais de façon progressive, précise l’Etablissement public en charge de la restauration de l’édifice, afin d’assurer le respect des mesures barrières.
L’OPPBTP et la CNAM renouvellent leur campagne de prévention contre les chutes en hauteur - Batiweb

L’OPPBTP et la CNAM renouvellent leur campagne de prévention contre les chutes en hauteur

Quatre ans après le lancement d’une première campagne de prévention contre les risques de chutes en hauteur, l’OPPBTP (Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics) et la CNAM (Assurance Maladie – Risques professionnels) ont décidé de renouveler leur convention de partenariat jusqu’en 2022 pour renforcer le dispositif en fonction des retours d’expérience et améliorer les résultats.

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de nous permettre d'améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus

Accepter