Le "Louvre des sables" va sortir de terre à Abou Dhabi Architecture | 10.10.07

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Le Parlement a accordé mardi son feu vert au "Louvre des sables" à Abou Dhabi, fruit d'un accord entre Paris et les Emirats Arabes Unis (EAU), en dépit des réserves du monde de l'art français sur ce projet dans lequel certains voient "l'acte de décès du musée public".
L'autorisation parlementaire a été obtenue après le vote conforme par les députés du projet de loi autorisant l'approbation de l'accord conclu entre Paris et Abou Dhabi le 6 mars 2007, déjà adopté le 25 septembre par les sénateurs.
Les deux groupes de la majorité (UMP et Nouveau Centre) ont voté pour. Le groupe PS s'est abstenu, les députés communistes et Verts n'étant pas présents aux travaux. Installé dans un complexe culturel sur l'île de Saadiyat, en face d'Abou Dhabi, le futur musée, dont l'ouverture est prévue en 2012, sera conçu et mis en oeuvre par la France.

Il pourra associer à son nom le mot "Louvre" et se verra prêter des oeuvres d'art par les musées français, notamment le Louvre, pour des durées allant de six mois à deux ans. L'accord prévoit des prêts pendant dix ans: 300 oeuvres au départ, se réduisant à 250 puis à 200 au fil des ans.

D'une durée de 30 ans, l'accord prévoit que les Emirats verseront en contrepartie une somme d'environ un milliard d'euros, dont 400 millions au profit du musée du Louvre et 550 millions d'euros à l'Agence France-Museums. "Ce partenariat illustre de manière exemplaire notre volonté de promouvoir le dialogue des cultures entre l'Orient et l'Occident", a déclaré le secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie Jean-Marie Bockel.

Le socialiste Patrick Bloche a émis de nombreuses réserves, relayant dans l'hémicycle les critiques du monde de l'art, notamment les conditions de transport et de sécurité des oeuvres. M. Bockel a répondu qu'il "n'est question ni de louer ni de vendre des oeuvres du patrimoine national". "Il ne s'agit pas d'un dévoiement de l'art dans un monde dominé par l'argent, mais bien d'un partenariat de long terme". La ministre de la Culture Christine Albanel a indiqué que les musées français dans leur ensemble bénéficieraient de ce milliard d'euros de contrepartie financière.

Redacteur

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