Une croissance de 4,5 % au S2 2025 pour les entreprises du paysage
Publié le 19 février 2026 à 16h30, mis à jour le 19 février 2026 à 17h38, par Raphaël Barrou

Ce n'est un secret pour personne : le contexte économique et politique de la fin d'année 2025 a été marqué par l'instabilité.
Mais du côté des paysagistes, l'Union nationale des entreprises du paysage (Unep), Valhor (interprofession de l'horticulture, de la fleuristerie et du paysage) et le groupe Agrica annoncent une croissance de 4,5 % de l'activité au second semestre 2025. Ces chiffres sont tirés d'une étude Xerfi specific pour Valhor, réalisée auprès de 350 entrepreneurs du paysage (100 entreprises de 5 salariés et moins, 150 entreprises de 6 à 19 salariés, 100 entreprises de plus de 20 salariés).
De bonnes performances attribuées à la « résilience » des entreprises du paysage. L'Unep se dit pourtant vigilante quant à l'année 2026 « notamment du côté des marchés publics et des intentions d'embauche ».
Une croissance portée par les particuliers et les professionnels privés
Dans le secteur, le taux d'embauche (10,5 %) a légèrement faibli par rapport au second semestre 2024 (15,5 %). En revanche, moins d'entreprises se sont retrouvées à ne pas réussir à embaucher alors qu'elles le souhaitaient (27 % au S2 2025 contre 43 % au S2 2024.
Pour ce qui est de la croissance du secteur paysagiste, elle semble reposer avant tout sur l'activité d'entretien des jardins et des espaces verts, en hausse de 8 %.
Dans le détail des clients, les particuliers (+6 %) et les professionnels privés (+8 %) portent la dynamique, avec un meilleur taux de transformation des devis. Selon les chiffres avancés par l'étude Xerfi specific, ce taux atteint les 65 % au S2 2025, contre 57 % au S1 2025.
Un ralentissement attendu début 2026
Par contre, à l'approche des élections municipales, les marchés publics reculent de 3 %. Une baisse aussi en partie imputée cette fois à l'instabilité politique.
« À la veille des municipales, cette baisse observée rappelle que l’investissement dans la nature en ville ne peut être une variable d’ajustement budgétaire. Adapter les territoires au changement climatique suppose une vision de long terme et des politiques publiques cohérentes. Partenaires durables des collectivités, les entreprises du paysage sont prêtes à accompagner cette ambition », commente Nicolas Leroy, président de l’Unep.
Cependant, la croissance devrait ralentir quelque peu pour le S1 2026, avec une hausse de 2 % du chiffre d'affaires. La faute aux carnets de commande, 132 jours d'activité en moyenne, en léger recul par rapport aux semestres précédents.
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