Rénovations et programme SARE : de nombreuses régions ont répondu à l'appel Collectivités territoriales | 01.07.20

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La reprise se prépare progressivement et le gouvernement choisit, pour redorer l’économie française, de miser sur l’environnement et la rénovation énergétique des logements de l’hexagone. Des mesures désormais soutenues par plusieurs régions de France.

Alors que le gouvernement cherche des pistes pour relancer l'économie française, la rénovation de logements se révèle particulièrement intéressante. Loin d’être anodin, ce choix de favoriser la rénovation pour la reprise présente deux avantages : faire travailler les entreprises et les artisans du BTP, et se rapprocher des objectifs visés en ce qui concerne les rénovations et la neutralité carbone.

 

Certaines régions et communes répondent à l'appel et cherchent à accompagner les particuliers pour accroître peu à peu les demandes de rénovation de logements. En effet, les particuliers sont parfois peu, ou mal informés sur les actions, les aides et les entreprises à solliciter dans le cadre de ces travaux, c’est pourquoi en septembre 2019, le gouvernement lançait le programme SARE (Service d’Accompagnement pour la Rénovation Energétique), qui devait guider les particuliers dans leurs démarches grâce au déploiement de guichets locaux d’information et d’accompagnement.

 

C'est dans ce cadre que Julien Denormandie, ministre du Logement, Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat auprès de la Minsitre de la Transition écologique, et Renaud Muselier, président des Régions de France, ont coprésidé ce mardi 30 juin 2020 le comité d’orientation de ce programme national, et se sont félicités de l’engouement et de l’engagement de différentes régions de France ayant installé ces guichets d’information. 

 

Moins d’un an après la mise en place du SARE, 11 conventions territoriales couvrant 9 régions de France (la Bretagne, le Centre Val-de-Loire, les Pays de la Loire, l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Bourgogne Franche-Comté, le Grand Est, La Réunion, la Nouvelle-Aquitaine, et la métropole du Grand Paris ainsi que les départements de l’Essonne et de Seine-et-Marne) ont été votées, ou seront soumises aux votes d’ici la fin du mois de juillet. Ces conventions pourraient mobiliser plus de 100 millions d’euros de Certificats d’économie d’énergie (CEE) , s’additionnant au 150 millions d’euros des collectivités territoriales sur les trois prochaines années.

 

« Avec les engagements actuels, nous pourrons offrir un service performant d’accompagnement pour les Français, les copropriétés et les petites entreprises pour la rénovation énergétique sur plus des trois quart du territoire national », explique Emmanuelle Wargon, car se sont plus de 1,7 millions de ménages qui doivent être conseillés par ce dispositif, et 90 000 particuliers ou copropriétés qui doivent être accompagnés avec plus de 70 000 audits énergétiques. 

 

Des objectifs réaffirmés pour la relance

 

Mais les ministres souhaitent faire grandir ce programme et définissent un nouvel objectif : aboutir à une couverture par une convention de 100 % du territoire métropolitain d’ici la fin de l’année 2020. Un objectif qui nécessite la participation de l’ensemble des régions et des départements de France comme le précise Julien Denormandie « le Président de la République l’a dit clairement : le plan de relance sera économique, écologique et social. La rénovation énergétique des logements est à la croisée des chemins. Parce que nous devons aller plus vite et plus fort, nous ne devons laisser personne dans l’impasse. Pour cela, l’information et l’orientation des ménages dans leur projet de travaux est une première pierre essentielle. C’est la garantie de l’accès réel aux aides de l’Etat et des collectivités territoriales, auxquelles ils ont droit. L’engagement des régions et de l’ensemble des collectivités territoriales est une condition essentielle de succès ». 

 

Lors de sa réunion, le comité a également validé une feuille de route de déploiement du programme pour effectuer la relance d’après-crise sous la tutelle de l’ADEME. Elle se structure autour de quatre mesures phares : 

  • renforcer l’articulation des dispositifs nationaux et territoriaux, 
  • faciliter l’investissement local dans la rénovation énergétique en cohérence avec l’ambition portée, 
  • garantir un cadre juridique et technique sécurisé pour l’Etat, les collectivités et les opérateurs permettant de s’adapter aux spécificités locales, 
  • inscrire le programme SARE dans la durée pour pérenniser la dynamique tout en mobilisant l’ensemble des parties prenantes.

 

Avec ce dispositif et cette feuille de route le gouvernement privilégie plus que jamais la rénovation énergétique et ses objectifs environnementaux et écologiques. Placer l’avenir de l’économie du pays et l’ambition de relance sur les épaules de ce secteur est une marque supplémentaire de l’urgence climatique. 

 

Un engagement durable 

 

Depuis environ 3 ans, le gouvernement fait progressivement de la place au secteur de l’énergie et de l’environnement et en fait une priorité. Depuis 2017, ce sont plus de 3,5 milliards d’euros d’aides publiques qui sont déployés annuellement pour financer les travaux via différents dispositifs, comme MaPrimeRénov’ (ancien CITE), les aides de l’Anah, l’Eco-PTZ, le taux de la TVA réduit à 5,5 %… Ces aides financières s’additionnent au programme FAIRE (Faciliter, Accompagner, Informer pour la rénovation énergétique), qui renforce la communication sur les rénovations énergétiques auprès des foyers français. 

 

Le secteur du bâtiment est lui aussi plus que jamais engagé dans les rénovations énergétiques, notamment avec les mesures présentées hier par la FFB dans son plan de relance. 

 

J.B

Photo de une ©Adobe Stock 

Redacteur

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