2e aéroport toulousain: le préfet de Midi-Pyrénées relance la discussion

Dernières dépêches AFP | 10.02.06
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TOULOUSE, 8 fév 2006 (AFP) - Le préfet de Région Midi-Pyrénées Jean Daubigny, a relancé la discussion avec les collectivités territoriales sur l'hypothèse d'un 2e aéroport toulousain à l'horizon 2030, en leur présentant de nouvelles études mercredi.
En janvier 2003, des études de l'Etat tendant à justifier la création d'un nouvel aéroport à l'horizon 2020 et proposant plusieurs sites possibles avaient provoqué une levée de boucliers de milliers de riverains des sites potentiels. Les nouvelles études sur l'évolution du trafic et sur la situation environnementale à Toulouse-Blagnac renvoient la saturation à 2030. Cette fois, le représentant de l'Etat s'est contenté d'inviter les collectivités Région, département de Haute-Garonne et ville de Toulouse à réfléchir "à la préservation d'un site".

Devant la préfecture, environ 300 personnes, parmi lesquelles de nombreux élus des sites concernés par l'implantation d'un 2e aéroport toulousain, s'étaient à nouveau réunies mercredi en brandissant des pancartes "C'est toujours non à l'aéroport". Les études publiées mercredi prévoient un doublement du trafic d'ici à 2030 avec 11,9 millions en 2030 contre 5,8 millions en 2005. L'absence de TVG à l'horizon 2030 pourrait porter le trafic à 12,8 millions. Seul un doublement brutal du prix du pétrole pourrait le ramener à 10,4 millions de passagers. L'augmentation prévue de 50% du nombre des mouvements d'avions à l'horizon 2030 serait le principal facteur d'aggravation des nuisances sonores. Blagnac souffrirait avant tout de la saturation des accès routiers à partir de 2020.

Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc s'est félicité de ces études estimant que "l'arrivée du TGV ne supprime pas le besoin aéroportuaire". Pierre Izard, président du Conseil général de la Haute-Garonne, a indiqué au contraire qu'il ferait "procéder à une expertise de ces études" et ferait des contre-propositions.

Redacteur