La valeur des biens immobiliers au Royaume-Uni a triplé en 10 ans

Dernières dépêches AFP | 20.02.06
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La valeur des biens immobiliers au Royaume-Uni a triplé en 10 ans - Batiweb
LONDRES, 17 fév 2006 (AFP) - La valeur totale des propriétés immobilières privées a plus que triplé au Royaume-Uni en dix ans, pour atteindre 3.400 milliards de livres (4.972 milliards euros) en 2005 contre 1.100 milliards en 1995, selon des chiffres de la banque Halifax publiés vendredi.
La valeur des biens de la ville de Londres s'élève à elle seule à 584 milliards de livres, un chiffre supérieur au total de l'Ecosse, du pays de Galles, de l'Irlande du Nord et de la région nord de l'Angleterre (520 milliards).

Sur l'ensemble du pays, la prise de valeur des propriétés immobilières a cependant ralenti depuis cinq ans, avec une hausse de 73% depuis 2000 contre une croissance de 209% depuis 1995. A Londres, la hausse a été la plus faible de toutes les régions depuis cinq ans, à 53%. Les chiffres d'Halifax révèlent les déséquilibres du pays, 55% de la fortune immobilière étant concentrée dans les régions du sud de l'Angleterre, qui comptent pour 40% de la population du Royaume-Uni. Cependant l'écart nord-sud s'est réduit depuis 2000, lorsque le sud concentrait 60% de la richesse immobilière.

Les chiffres de la banque Halifax, numéro un du prêt immobilier dans le pays, tiennent lieu de baromètre du secteur. La Banque d'Angleterre, redoutant une répétition du krach de l'immobilier au début des années 1990, lorsque les prix s'étaient effondrés brutalement après une surchauffe, avait mis un coup de frein au marché en relevant ses taux d'intérêt à cinq reprises entre novembre 2003 et août 2004.

De 26,4% au deuxième trimestre 2004, la hausse des prix en glissement annuel était ainsi tombée à 2,3% en juillet dernier, au plus fort du ralentissement. Mais le marché semble être reparti depuis, avec une hausse de 5,1% en glissement annuel en janvier.

La reprise devrait cependant rester limitée selon les économistes, alors que la hausse des factures énergétiques et des impôts, ainsi que la cherté de l'argent et le coût accru de leurs crédits en cours, pèsent sur le pouvoir d'achat des ménages britanniques, qui ont de plus en plus de mal à économiser l'apport nécessaire à l'achat d'un logement.

Redacteur