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Le Canal Seine-Nord Europe peut reprendre 25% de trafic à la route

Publié le 23 novembre 2006

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PARIS, 22 nov 2006 (AFP) - Le futur canal Seine-Nord Europe à grand gabarit, qui devrait relier Le Havre et Paris au Benelux vers 2015, permettra de reprendre 25% du trafic marchandises du nord-ouest de la France à la route en 2020, ont estimé mercredi les dirigeants de Voies navigables de France (VNF).
La création de ce "barreau manquant" de 106 km, qui doit désenclaver le bassin de la Seine en le reliant au canal Dunkerque-Escaut par l'Oise, donnera au nord-ouest de la France un accès à tous les ports du nord de l'Europe. "Le Havre aura plus à y gagner qu'à y perdre et ce sera l'occasion de reconquérir des activités de logistique en France face à un Benelux saturé", a assuré le président de VNF, François Bordry, lors d'une conférence de presse, deux jours après l'approbation de l'avant-projet par le ministère des Transports. Le projet, qui sera soumis à enquête publique dès janvier 2007, comprend en effet quatre plateformes logistiques trimodales (canal, ferroviaire, autoroute) réparties le long du tracé.

"Le trafic du canal pourrait atteindre 13 millions de tonnes en 2020, trois fois plus que ce qu'on peut attendre des canaux à petit gabarit actuels, et 20 millions en 2050", selon M. Bordry. En France, la réduction du trafic routier permise par l'usage de barges de 4.400 tonnes devrait atteindre 500.000 camions par an en 2020, "environ un quart du trafic routier" a-t-il estimé. En 2050, le trafic retiré de la route pourrait atteindre entre 1,2 et 2 millions de camions, environ un tiers du trafic routier.

Côté environnement, la pollution serait réduite de 200.000 tonnes de CO2 par an en 2020 et jusqu'à 600.000 tonnes en 2050, selon les études menées par VNF. "Un tiers du trafic du canal sera destiné à la zone traversée et grâce aux plateformes logistiques, on revitalisera ces régions (Picardie, Nord-Pas-de-Calais), on pourrait y créer 35 à 40.000 emplois à l'horizon 2050", a aussi estimé M. François Gauthey, directeur général de VNF.

La réalisation du projet, impliquant 4.000 emplois directs, est évaluée entre 3,17 milliards d'euros dans le cadre d'un partenariat public-privé (PPP) et 3,52 milliards d'euros hors-taxe en maîtrise d'ouvrage publique, selon M. Bordry.

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