Les fonds du pétrole irakien toujours aussi peu contrôlés

Dernières dépêches AFP | 02.01.06
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 Les fonds du pétrole irakien toujours aussi peu contrôlés - Batiweb
NEW YORK (Nations unies), 29 déc 2005 (AFP) - Une commission internationale a indiqué mercredi que les sommes utilisées par le Fonds de développement pour l'Irak (FDI) provenant des revenus du pétrole continuaient à être faiblement contrôlées.
Cependant, les autorités irakiennes ont pris des décisions destinées à corriger ces défaillances, a indiqué le Conseil international pour le conseil et le contrôle (International Advisory and Monitoring Board, IAMB) qui supervise le FDI créé en décembre 2003 par le Conseil de sécurité de l'Onu. Le FDI utilise les revenus du pétrole et des fonds rapatriés en vue de la reconstruction de l'Irak. "Des défaillances ont été constatées. Elles signalent le risque de mauvaise gestion (ou) de corruption", a dit Fayezul Choudhury, un représentant de la Banque mondiale siégant à l'IAMB. "Elles méritent qu'on s'y intéresse en priorité", a-t-il ajouté.

Un audit spécial a contrôlé plusieurs contrats totalisant 600 millions de dollars et constaté que des procédures n'avaient pas été respectées. Un autre contrat de 1,4 milliard de dollars accordé à Kellogg Brown and Root (KBR), une filiale du groupe de services pétroliers américain Halliburton, a également été examiné par un audit qui s'est interrogé sur les coûts s'élevant à 208,5 millions de dollars.

Halliburton a été un temps dirigé par l'actuel vice-président américain Dick Cheney. KBR fait face à des accusations de surfacturation de ses services à l'armée américaine en Irak. "Cela prend du temps de régler les problèmes", a dit Bert Keuppens, du Fonds monétaire international (FMI). "Mais elles (les autorités irakiennes) sont déterminées à remettre le pays sur pied. Elles sont sur la voie de la reconstruction".

Le mandat de l'IAMB devait expirer samedi mais le Conseil de sécurité l'a, le mois dernier, prorogé d'un an. L'IAMB doit de nouveau se réunir fin janvier. Il est composé des représentants du gouvernement irakien, de la Banque mondiale, du FMI, des Nations unies et du Fonds arabe pour le développement économique et social.

Redacteur