La riposte est lancée pour défendre la mention RGE et l'éco-conditionnalité

Développement durable | 05.12.14
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La riposte est lancée pour défendre la mention RGE et l'éco-conditionnalité - Batiweb
A la suite du référé en suspension déposé lundi dernier par le collectif « RGE...pas comme ça » contre le décret d'application du principe d'éco-conditionnalité des aides aux travaux d'économies d'énergie, la CAP3E, organisme de d'accompagnement des professionnels du bâtiment, souhaite réagir et mobiliser les acteurs concernés pour défendre le dispositif.

Parce que « le jeu en vaut la chandelle » écrit l'organisme CAP3E, son équipe chargée de l'accompagnement des professionnels du bâtiment et de la rénovation énergétique vers la RGE souhaite réagir face aux attaques dont fait l'objet la mention « Reconnu Garant de l'environnement » et le dispositif d'éco-conditionnalité, à un mois de son entrée en vigueur.

Si la société reconnaît dans un premier temps « les contraintes liées à l'obtention de ce signe de qualité : complexité du montage du dossier, démarches payantes, allongements des délais... », elle relativise son impact économique sur le secteur, arguant que « la mise en place de cette mention est loin d’être une surprise pour la profession de la rénovation énergétique », trois ans après la signature de la charte RGE en novembre 2011.

Pour contrée cette critique du coût de la formation, la CAP3E argumente également sur le « formidable potentiel de marché » qu'offre la RGE ainsi que « la montée en puissance de la filière ».

« Les 30 000 entreprises (chiffre Ademe) qui seront RGE au 1er janvier 2015 ont su anticiper cette échéance, rejoindre la dynamique en cours, et se voient ainsi récompensées. A cette date, celles qui seront dépourvues de la mention s’exposent à perdre une clientèle de choix : les particuliers qui entreprennent des travaux d’économies d’énergie avec l’assurance de toucher des aides financières, publiques et privées », explique la CAP3E.

Résoudre les difficultés des entreprises

D'autant que les entreprises qui rencontrent des difficultés peuvent bénéficier d'un « accompagnement tout au long du montage de leur dossier, jusqu'à l'obtention de la mention RGE », précise le communiqué, statistique de la CAP3E à l'appui. Ainsi, les conseillers de la CAP3E auraient répondu à 10 000 appels de professionnels en 2014 et 350 sessions organisées dans les agences partenaires qui ont permis de former 4 000 artisans sur toute l'année. En fin d'année, elle devrait compter 2 000 dossiers accompagnés.

« Outre les trois jours de formation nécessaires pour une formation FEEbat organisée à proximité, le montage du dossier RGE, souvent complexe, requiert du temps », concède enfin la CAP3E qui se propose de prendre en charge l'intégralité de cette partie administrative pour le compte des professionnels.

« Bien sûr, exiger une qualification impose des contraintes. Mais le jeu en vaut la chandelle ; toute une partie du secteur de la rénovation énergétique se mobilise depuis maintenant trois ans pour être prête le jour J. Cette belle ambition du bâtiment ne doit pas être freinée. Mobilisons-nous ! C’est du renouveau de la filière qu’il s’agit », conclut Gilles Ramin, président de CAP3E.

C.T

Redacteur
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