30 % des Français jugent leur logement inhabitable lors des canicules

Alors que la France connaît un nouvel épisode de fortes chaleurs, la question du confort thermique des logements commence à s'imposer dans le débat comme un enjeu central face au changement climatique. Selon la première étude de l’Observatoire Leroy Merlin, réalisée avec Leroy Merlin Source et l’IFOP auprès de 6 042 Français en juin 2026, 74 % des personnes interrogées déclarent avoir été confrontées à au moins une conséquence des aléas climatiques dans leur logement au cours des deux dernières années. Parmi les difficultés citées, les fortes chaleurs arrivent en tête (41 %), devant l’humidité (21 %) et le froid (20 %).
Près d'un tiers des répondants (30 %) estiment que leur habitation peut devenir inhabitable en période de fortes chaleurs. Cette perception est encore plus marquée en Île-de-France, où elle concerne 43 % des personnes interrogées.
Les résultats du sondage établissent un lien entre la qualité de l'isolation des logements et le ressenti des occupants pendant les épisodes de fortes chaleurs. Parmi les personnes vivant dans un logement qu'elles jugent très mal isolé, 61 % estiment que celui-ci devient inconfortable en période de canicule, contre 27 % de l'ensemble des répondants.
les logements construits entre 1946 et 1970 sont les plus souvent cités par les répondants comme difficiles à vivre en été, à 52 %.
32 % des personnes interrogées considèrent que l'amélioration de l'isolation fait partie des solutions les plus efficaces pour mieux faire face aux fortes chaleurs.
Les jeunes adultes très exposés
Si les personnes âgées demeurent au cœur des préoccupations en matière de santé face aux épisodes de chaleur, le sondage révèle que les jeunes adultes sont aussi particulièment touchés : 92 % des sondés de moins de 30 ans déclarent rencontrer au moins une difficulté liée à la chaleur dans leur logement, contre 80 % en moyenne.
Plus de la moitié (57 %) indiquent avoir déjà dû quitter temporairement leur habitation, 70 % estiment que la chaleur a eu un impact sur leur santé physique ou mentale, tandis que 65 % envisagent de déménager.
« La vulnérabilité des jeunes adultes n’est pas physiologique, mais liée aux conditions de leur habitat. Souvent locataires de petits appartements urbains très exposés, ils subissent une double peine : une forte exposition couplée à l’absence de pièce de répit climatique pour récupérer », avance Claire Letertre, responsable de Leroy Merlin Source
Le sondage souligne que les épisodes caniculaires affectent d'abord les conditions de sommeil. Parmi les répondants, 43 % disent rencontrer des difficultés pour dormir lors des épisodes de fortes chaleurs.
Selon les résultats de l'enquête, la chambre est la pièce jugée la plus difficile à vivre en été par 46 % des personnes interrogées, devant le salon (29 %) et la cuisine (18 %). Par ailleurs, près d'un répondant sur deux estime que les fortes chaleurs ont des répercussions sur sa santé physique ou mentale.
Des écarts marqués selon les territoires et le statut d'occupation
Le sondage révèle d’importantes disparités géographiques : 34 % des répondants franciliens jugent leur habitation inconfortable lors des épisodes de fortes chaleurs, contre 18 % des personnes interrogées en Bretagne. Les difficultés à dormir apparaissent également plus fréquentes en Île-de-France et dans les Hauts-de-France, où un sondés francilien sur deux déclare être concerné, contre 43 % en moyenne dans l'échantillon.
Le statut d'occupation constitue un autre facteur de différenciation. Parmi les locataires interrogés, 39 % jugent leur logement inconfortable en été et 58 % considèrent que leur situation les empêche d'engager efficacement des travaux ou des aménagements pour améliorer le confort thermique.
Des gestes du quotidien aux travaux d'adaptation
La très grande majorité des répondants (90 %) disent avoir modifié au moins une habitude pour mieux supporter les fortes chaleurs. Les mesures les plus souvent citées consistent à fermer volets et fenêtres en journée (63 %), à aérer le logement pendant la nuit (61 %) ou à limiter l'utilisation des appareils produisant de la chaleur (35 %).
Les résultats de l'étude montrent également que 63 % des personnes interrogées ont investi dans au moins un équipement ou réalisé des travaux afin d'améliorer le confort d'été. La climatisation (25 %), les travaux d'isolation (21 %) et les protections solaires extérieures (18 %) figurent parmi les solutions les plus fréquemment mentionnées.
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