Municipales à Paris : Grégoire accuse Dati de « duplicité » sur les logements sociaux
Publié le 04 décembre 2025, mis à jour le 04 décembre 2025 à 17h27, par Nils Buchsbaum

Le candidat socialiste à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, a accusé mercredi 3 décembre sa rivale de droite, Rachida Dati, de « duplicité ». Selon lui, la candidate LR s’oppose « de façon systématique » aux projets de logements sociaux dans la capitale, tout en y ayant « fait loger des membres de sa propre famille ».
En octobre, Le Canard Enchaîné avait révélé que Rachida Dati aurait utilisé sa position de maire du 7ème arrondissement pour faire attribuer un logement social à l’une de ses sœurs. Une accusation que l’élue LR avait rejetée, affirmant que ce logement avait été obtenu par l’intermédiaire de l’employeur de sa sœur, Veolia.
Mardi, Mediapart a toutefois révélé que Jeanne d’Hauteserre, maire LR du 8ème arrondissement, avait confirmé avoir reçu un courrier de Rachida Dati lui demandant si elle « pouvait faire quelque chose » pour aider à loger l’un des membres de sa famille.
Dati accusée de s'être « opposée systématiquement » à tout projet de logement social
La ministre de la Culture a répliqué sur le même réseau, se disant « extrêmement choquée » par les accusations de son adversaire de gauche, qui, « par pur opportunisme politique », le conduiraient à « exposer la vie privée » de sa sœur.
« Je veux dénoncer la duplicité de Mme Dati », a poursuivi Emmanuel Grégoire mercredi sur la chaîne Public Sénat. Il a déploré que le groupe d’opposition dirigé par celle-ci au Conseil de Paris se soit « opposé systématiquement » à tout projet de logement social dans la capitale, tandis que Rachida Dati affirme dans son programme « qu’elle fera zéro logement social de plus ».
Plus de 200 000 personnes en attente d’un logement social à Paris « en mériteraient un sur les mêmes critères » que la sœur de la maire du 7ᵉ arrondissement, a fait valoir le député PS.
L’ex-premier adjoint d’Anne Hidalgo juge par ailleurs que Rachida Dati « utilise à outrance son ministère pour l’instrumentaliser au service de la campagne », une pratique qui, selon lui, « pose un problème majeur sur le plan du droit électoral ».
Il a assuré que « jamais un ministre n'a fait une campagne pour une élection aussi majeure en restant dans son ministère. Mme Dati se croit dans une impunité totale, elle a tort. La justice va lui rappeler, et moi je me chargerai de lui rappeler quand le moment s'y prêtera. »
Par Nils Buchsbaum














