La brouette de Martine Aubry

Spécial premier avril | 29.03.04
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La brouette de Martine Aubry - Batiweb
Le respect des 35 heures sur les chantiers du BTP ne sera plus pris à la légère. Salué à grands coups de communiqués par l’inspection du travail et les syndicats ouvriers, la brouette ARM 35H des Ateliers Réunis Maingreaud va devenir l’antidote aux heures supplémentaires.

Fruit de l'innovation technologique des Ateliers Réunis Maingreaud cette étonnante brouette est dotée d'un lecteur de cartes, sorte de clef personnalisée à chaque utilisateur. Ainsi pour utiliser l'outil, chaque ouvrier doit insérer sa carte dans le boîtier blindé, relié sur la brouette, à un système de blocage de la roue. Chaque carte est rechargée en début de semaine sur un petit appareil confié au chef de chantier. Quand le quota de 35 heures d'utilisation par un même individu est atteint, la brouette s'arrête instantanément. Pour bouger, soit la carte de cet utilisateur doit être rechargée, soit un autre ouvrier doit prendre le relais. Simple et robuste, le système ne nécessite que d'une simple pile R6 dans le boîtier. L'appareil de recharge est disponible en version secteur et peut être également doté d'un chargeur.

Les Ateliers Réunis Maingreaud ont fait le pari hasardeux de se lancer dans un nouveau marché, celui des outils éthiques. En France, une des applications idéales de cette nouvelle vague se décline par les outils-35 heures, dont leur brouette est un premier exemple. Dans cette stratégie, les Ateliers Maingreaud devraient également lancer dès septembre une perceuse autobloquante hebdomadaire baptisée Perco RTT1. L' ARM 35H quand à elle a déjà fait son apparition sur les chantiers français grâce à une politique commerciale très convaincante et avec l'aide de l'Etat.

En effet, celle-ci bénéficie d'une recommandation de l'Inspection du Travail. De plus, une prime le Ministère du Travail offre à toute entreprise qui s'équipe d'une prime de 67.30 € pour les modèles à roue unique et de 82 € pour les modèles plus chers, à deux roues.

Reste maintenant à prouver que ce genre d'outils améliore réellement les conditions de travail sur les chantiers en minimisant les abus. Le risque demeure en effet, qu'une fois les 35 heures passées et la brouette bloquée, les contremaîtres ne passent simplement à un ancien modèle de brouette, pas très intelligente mais qui en revanche finit le travail…

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Redacteur