Travaux majeurs et fermetures dans les transports franciliens en 2026
Publié le 01 décembre 2025, mis à jour le 01 décembre 2025 à 17h26, par Nils Buchsbaum

En Île-de-France, les perturbations liées aux déplacements ne se limitent pas au Grand Paris Express. La modernisation du réseau de métro et de RER, particulièrement sur les lignes les plus anciennes, va également bouleverser le quotidien des voyageurs tout au long de l'année 2026, ont averti les exploitants des transports mercredi 26 novembre.
« Des travaux importants sont prévus pour régénérer et moderniser le réseau de transport francilien à l’horizon 2030 », a déclaré à la presse Grégoire de Lasteyrie, vice-président d’Île-de-France Mobilités (IDFM). Ce réseau, deuxième le plus dense au monde après celui de Tokyo et quatrième par sa taille, nécessite aujourd’hui une modernisation profonde.
Parmi les perturbations majeures annoncées, figurent la fermeture de la station Nation sur le RER A durant deux mois cet été, ainsi que l’interruption du trafic sur la ligne C entre Austerlitz et l’ouest de Paris, du 15 juillet au 22 août.
Pour le métro, la ligne 12 – reliant notamment les gares de Montparnasse et Saint-Lazare – fermera après 22 heures « deux à trois fois par semaine » durant six mois, de janvier à juin. Par ailleurs, les usagers de la ligne 8 seront privés d’accès à la station République pendant neuf mois, du 22 juillet 2026 à avril 2027.
Les travaux concerneront également le tramway, pourtant plus récent. La ligne T1, mise en service en 1992, sera fermée entre Bobigny et Noisy-le-Sec du 1ᵉʳ juin au 31 août, puis entre Asnières et La Courneuve du 13 juillet au 28 août.
Un investissement total de 3,8 milliards d'euros
Ces chantiers visent en grande partie à adapter les infrastructures à l’arrivée progressive de nouveaux matériels roulants comme le MF19 d’Alstom prévu sur huit lignes de métro. Investissement total estimé : 3,8 milliards d’euros pour l’année 2026, a précisé IDFM.
« Il y aura toujours des solutions alternatives, des bus de remplacement, mis en place pour ceux qui auront besoin de se déplacer dans ces moments-là », a assuré M. de Lasteyrie. La RATP s’engage de son côté à mieux coordonner les arrêts de ces bus de substitution avec ceux de son réseau habituel, tandis que la SNCF prévoit notamment d’améliorer la signalétique.
Tous les exploitants insistent sur l’impérieuse nécessité de ces travaux sur des infrastructures de transport de masse vieillissantes, afin d’en améliorer la fiabilité, d’augmenter la fréquence des trains et de mieux s’adapter au changement climatique. L’installation de caténaires plus résilientes pour la SNCF, la sécurisation des stations du RER C face aux inondations et aux crues de la Seine, iront dans ce sens.
Par Nils Buchsbaum














