Covid-19 : KYD.42, un bipper qui alerte en cas de trop grande proximité Vie des sociétés | 14.04.20

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Covid-19 : KYD.42, un bipper qui alerte en cas de trop grande proximité Batiweb
Alors que le guide de l’OPPBTP publié le 2 avril dernier préconise de conserver une distance minimale d’un mètre entre les collaborateurs en cas de reprise de chantiers, la start-up CAD.42 lance la commercialisation de KYD.42 (acronyme de Keep Your Distances), un dispositif qui permet d’alerter les compagnons en cas de trop grande proximité, permettant ainsi de respecter les règles de distanciation sociale. Jean-Philippe Panaget, co-fondateur et président de CAD.42, présente ce nouvel objet connecté particulièrement utile en ces temps d’épidémie.

- Pouvez-vous nous présenter brièvement CAD.42 ?

 

Jean-Philippe Panaget : CAD.42 est une startup créée en 2016. Nous développons des objets connectés qui permettent de géolocaliser avec précision des risques - un engin qui recule ou une charge de grue par exemple – et d’alerter en temps réel les compagnons sur un chantier quand nous détectons une situation de danger. Les données sont remontées sur une plateforme pour aider nos clients à mieux les analyser et mener des actions de prévention efficaces.

 

- D'où est venue l'idée de créer KYD.42 ?

 

Jean-Philippe Panaget : Notre cœur de métier est de prévenir les opérateurs de leur approche en zones de danger avec une précision de l’ordre de 10 centimètres. Avec l’épidémie de Covid1-9, nous avons tout de suite identifié l’intérêt de notre technologie pour aider les opérateurs à maintenir une distance de sécurité entre eux.

 

- A quoi ressemble cet objet connecté ? Comment s'utilise-t-il ?

 

Jean-Philippe Panaget : KYD.42 est un dispositif qui a un format de gros bip de voiture. Il est possible de l’accrocher sur un porte-clé, autour du cou, mais aussi dans un casque de protection, ou bien tout simplement dans une poche.

Le système se recharge par induction, il a une autonomie d’une dizaine d’heure. Un bouton ON / OFF permet de l’allumer. Une fois allumé, si le dispositif se trouve à moins de 2 mètres d’un autre dispositif allumé, une notification sonore est émise. Et si le tag se trouve à moins d’1 mètre, alors une alerte sonore préviendra les compagnons concernés.

 

- En quoi KYD.42 répond aux règles de précaution désormais exigées pour la reprise des chantiers ?

 

Jean-Philippe Panaget : Il répond tout d’abord aux règles de distanciation demandées par le gouvernement. Dans son guide, l’OPPBTP rappelle que le respect de cette distanciation est primordial. Il semble également qu’il va être compliqué de fournir des masques FFP2 en nombre suffisant sur l’ensemble des chantiers, le respect des gestes barrières sera donc d’autant plus impératif.

 

- Comment fonctionne concrètement le dispositif ? Avec quelles technologies ?

 

Jean-Philippe Panaget : C’est ce qu’on appelle un système de « ranging ». Chaque dispositif se synchronise avec ceux qui se trouvent autour de lui (dans un périmètre d’une dizaine de mètres). Grâce à l’ultra wide band (UWB), les dispositifs vont évaluer leurs distances en mesurant le temps de vol que les ondes radio vont mettre à atteindre un autre dispositif. Les mesures se font une vingtaine de fois par seconde pour chacun d’entre eux.

- Qu'est-ce que FieldTracker ?

 

Jean-Philippe Panaget : De manière optionnelle, nous proposons à nos clients de récolter les données générées par nos dispositifs. FieldTracker est l’application web fournie par CAD.42 qui permet de récolter les données pour y donner du sens. Dans le cas de la distanciation sociale, nos utilisateurs y retrouveront par exemple des graphiques sur le nombre d’alertes par jour, par site, ou par métier afin d’identifier pourquoi pas des modes constructifs non adaptés et mener des politiques de prévention ou d’amélioration continue.

 

- N'y a-t-il pas un risque pour les données personnelles des utilisateurs ? (traçage des déplacements...)

 

Jean-Philippe Panaget : Il ne s’agit pas d’un système de géolocalisation. On sait que deux dispositifs ont été proche à un moment mais on ne sait pas où. Par ailleurs, si l’option connectée est choisie par nos clients, nous préconisons une utilisation anonymisée. Dans ce cas, chaque compagnon prend n’importe quel tag le matin sur les bornes de recharge et les repose en fin de journée. 

 

- Quel est le coût d'un KYD.42 ?

 

Jean-Philippe Panaget : Le coût d’un dispositif est entre 130 € et 170 €, en fonction des quantités commandées.

 

- Où et comment seront-ils vendus dans le contexte du confinement ? 

 

Jean-Philippe Panaget : L’ensemble des commandes seront livrées par transporteurs.

 

Propos recueillis par Claire Lemonnier

Photo de une : KYD.42

Redacteur

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