Hausse du coût à prévoir pour le soutien aux énergies renouvelables en 2020 selon la CRE Vie des sociétés | 17.07.19

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Hausse du coût à prévoir pour le soutien aux énergies renouvelables en 2020 selon la CRE Batiweb
La CRE (Commission de régulation de l’énergie) a estimé à 7,916 milliards d’euros le montant des charges permettant le soutien public aux énergies renouvelables pour l’année 2020 ce mardi 16 juillet, soit une hausse de 1,75% par rapport à la prévision de 2019, et de 11% par rapport à 2018. Une augmentation qui s’explique en partie par le développement des filières de production d’énergies renouvelables.

Dans une délibération publiée ce mardi 16 juillet, la CRE a évalué à 7,916 milliards d’euros le montant prévisionnel des charges de service public de l’énergie (CSPE) pour 2020. Ces charges de service public de l’énergie servent à couvrir les missions de service public assurées essentiellement par EDF. Le montant estimé pour l’année 2020 devrait se répartir de la façon suivante :

  • 65 % pour le soutien aux énergies renouvelables dont 33 % pour le photovoltaïque et 14 % pour l’éolien en métropole ;
  • 21 % pour la péréquation tarifaire dans les zones non interconnectées (outre-mer notamment) ;
  • 9 % pour le soutien à la cogénération ;
  • 3 % pour le soutien à l’injection de biométhane ;
  • 1 % pour le soutien à l’effacement ;
  • 0,4 % pour les dispositifs sociaux.

Une augmentation de 11% par rapport à 2018

 

D’après la CRE, la hausse de 11% du montant des charges par rapport à 2018 résulte principalement du développement, en métropole, de filières de production renouvelables, du développement de filières de production électrique à partir d'énergies renouvelables, et d'une augmentation de la cogénération au gaz naturel. « La hausse en moyenne des prix de marché de gros de l’électricité et de la capacité permet toutefois d’atténuer l’augmentation des charges en métropole », ajoute la CRE.

 

Le CRE évoque également un doublement annuel du volume de biométhane injecté, ainsi que l'augmentation des surcoûts de péréquation en zones non interconnectées, du fait de la mise en service de nouveaux moyens de production renouvelable et d'une hausse des prix des combustibles fossiles et du CO2. « Ces facteurs de hausse sont en partie contrebalancés par la diminution des charges liées aux dispositifs sociaux », note la CRE, du fait de la substitution de deux tarifs sociaux par le chèque énergie (qui n'est pas financé via les CSPE).

 

La commission ajoute en revanche qu’il faudra ajouter la régularisation de charges avancées par EDF en 2018 et 2019, encore non remboursées par l’Etat. Elle estime ainsi à 8,398 milliards d’euros le montant des charges à compenser en 2020.

 

Le Parlement devra ensuite statuer, dans le cadre de loi de Finances, sur le montant qui sera effectivement pris en charge par le budget de l’Etat.

 

C.L. (avec AFP)

Photo de une : ©Adobe Stock

Redacteur

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