Youpi ! Si votre secrétaire sourit, c'est qu'elle fait partie des statistiques

Vie pratique | 01.03.06
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Le moral des ménages français a continué de se redresser en février, retrouvant son niveau d'avril 2005, mais demeure néanmoins fragile, dans un contexte marqué par la remontée du chômage en janvier et l'arrivée en France de la grippe aviaire.(véridique)En février la quasi totalité des soldes composant l'indicateur résumé se sont améliorés, notamment l'opinion des ménages sur le niveau de vie passé et futur en France, qui gagnent respectivement 5 et 4 points, a indiqué l'Insee.
L'indicateur résumé d'opinion des ménages français, qui mesure le solde entre les opinions positives et négatives, reste à un bas niveau: il s'est établi à -24 points en février après -27 points en janvier et -30 points en décembre, en données corrigées des variations saisonnières, a indiqué mardi l'Insee.

"Pour le troisième mois consécutif, tous les soldes d'opinion composant l'indicateur résumé s'améliorent", s'est félicité l'Institut national de la statistique et des études économiques.

Tout en soulignant que le solde de février "est à son plus haut niveau depuis pratiquement un an", les économistes restent toutefois prudents.

Pour Nicolas Bouzou, économiste de Xerfi, "les ménages confirment via cette enquête que leur pouvoir d'achat a (modestement) commencé à ré-accélérer au cours des derniers mois", à la fois "sous l'effet du recul du taux de chômage" pendant neuf mois consécutifs et "de la hausse des traitements des salariés", en hausse de 2,8% en 2005.

Les ménages, qui réagissent traditionnellement avec retard à la conjoncture "ont le sentiment que l'emploi frémit, d'où la remontée de leur moral", estime également Marc Touati, économiste de Natexis Banques Populaires.

Mais l'annonce d'une hausse de 0,7% du chômage en janvier - qui n'était pas connue au moment de l'enquête auprès des ménages - rappelle que "l'amélioration de la situation économique en France depuis cet été est fragile et chaotique", souligne Nicolas Bouzou.

Les Français n'avaient pas non plus connaissance au moment de cette enquête du premier cas de grippe aviaire dans un élevage en France, révélé à la veille du dernier week-end.

Signe qu'ils demeurent prudents, "dans un environnement économique encore incertain", les ménages étaient plus nombreux en février à estimer qu'il était opportun d'épargner, note Matthieu Kaiser, économiste de BNP Paribas.

Difficile de tirer de ce tableau mitigé des conclusions quant à l'évolution de leur consommation. Si Nicolas Bouzou en déduit que la consommation des ménages "ne devrait pas poser problème dans les prochains mois", Nicolas Claquin ne prévoit pas de "net effet positif sur les dépenses".

"Plus que la confiance", ce sont le pouvoir d'achat et les créations d'emplois qui sont "déterminantes pour la bonne tenue des dépenses", estime-t-il, ajoutant que ces deux variables "risquent de ne pas évoluer beaucoup plus favorablement cette année que l'an passé".

Le solde sur l'opportunité d'acheter a progressé et les ménages sont plus nombreux à penser que leur situation financière personnelle s'est améliorée depuis quelques mois et qu'elle va continuer à le faire.

Seuls les soldes d'opinion concernant les prix se sont détériorés en févier, notamment en ce qui concerne l'inflation passée.

Redacteur