Didier Ridoret : « Sortir les auto-entrepreneurs de ce régime » BATIMAT 2015 | 09.11.11

Partager sur :
Les mesures du nouveau plan de rigueur ont assombri dans l'ensemble l'avenir des professionnels du bâtiment. Didier Ridoret, Président de la FFB, a répondu aux questions de Batiweb.

La plupart des professionnels du bâtiment critique le relèvement de la TVA. Mais la FFB comprend et accepte cette mesure. Pour quelles raisons ?

La hausse de 1,5% de la TVA ne me semble pas rédhibitoire. Nous avons entendu des chiffres comme 9% pour la nouvelle TVA, alors avec 7%, la FFB se positionne en comprenant la nécessité d’une telle mesure et marque son choix. Mais il faut nous aider à lutter contre les auto-entrepreneurs, qui posent de gros problèmes au secteur du bâtiment.

Justement, les auto-entrepreneurs ont échappé à la hausse de la TVA. Qu'en pensez-vous ?

Nous pouvons pas continuer avec cette mesure. Nous ne pouvons pas avoir de gens qui s'agrippent à cet avantage alors que d'autres en souffrent. Ce sont à eux que l'on devrait mettre le pied à l'étrier. Cela ajoute à la confusion. C'est pourquoi les auto-entrepreneurs doivent être sortis de ce régime.

Et la suppression du Scellier à fin 2012 ?

C'est une erreur du gouvernement d'aller dans cette voie. Anéantir cette aide, c'est ralentir la capacité d'achat, obliger les gens à acheter des biens moins cher dans des zones plus lointaines. Et plus vous déséquilibrez les demandes, plus vous déséquilibrez le marché. Cela va augmenter la pénurie de logements, pousser les loyers à la hausse et ralentir le développement d'un parc de logements éco-performants. Concernant le Crédit d'Impôt Développement Durable, le gouvernement nous donne un signe faible sur l'importance future du Grenelle, comme le recentrage du PTZ+. La FFB déplore l'atteinte de ces mesures sur l’avenir et l’emploi de notre secteur.

A l'issue des ces mesures, vous avez proposez la tenue d'un Grenelle de l'immobilier ? Dans quel but ?

La FFB appelle en effet à un Grenelle de l’immobilier qui englobe neutralité fiscale entre placements et dispositifs de soutien à l’investissement. Il faut mettre la totalité des sujets à plat, autour d'une table avec les professionnels concernés afin de trouver un autre modèle, d'autres solutions.

Propos recueillis par Bruno Poulard

Redacteur

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de nous permettre d'améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus

Accepter