Vers une adoption définitive du texte sur le quartier de La Défense

Collectivités territoriales | 25.01.07
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Vers une adoption définitive du texte sur le quartier de La Défense - Batiweb
La commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale a adopté mardi, sans modification, une proposition de loi UMP visant à la création d'un "Etablissement public de gestion du quartier d'affaires de La Défense", a-t-on appris de source parlementaire.
Le vote conforme par la commission de ce texte, déjà approuvé le 18 janvier au Sénat, laisse présager une adoption définitive par le Parlement, après son examen le 1er février à l'Assemblée.
Les représentants UMP à la commission ont voté pour, ceux du PS se sont abstenus, a-t-on précisé de même source. Cette proposition de loi, déposée par le sénateur UMP Roger Karoutchi, vise à permettre à cet établissement public local à caractère industriel et commercial (EPIC) à gérer les ouvrages et espaces publics, ainsi que les services d'intérêt général du quartier.

L'EPIC réunira dans son conseil d'administration des représentants des communes de Courbevoie et de Puteaux, ainsi que du département des Hauts-de-Seine. Il sera financé par les collectivités territoriales qui en sont membres et par les diverses ressources qu'il sera en mesure de générer. Situé à l'ouest de Paris, dans le prolongement des Champs-Elysées, La Défense est le premier quartier d'affaires européen avec 1.500 sièges sociaux, plus de 3 millions de m2 de bureaux, 600.000 m2 de logements et 200.000 m2 de commerces.

Créé il y a près de 50 ans, c'est aussi "l'un des premiers quartiers d'affaires du monde en termes de développement durable", selon le rapport présenté au Sénat, puisque 86% des quelque 170.000 salariés qui y travaillent chaque jour "s'y rendent en transport en commun". Jeudi dernier, le président PS du conseil régional d'Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, a regretté une "absence totale de concertation" et réclamé le retrait de cette proposition de loi, qui vise à ses yeux à "contourner le code de l'urbanisme en exonérant d'agrément les opérations de construction/reconstruction".

Redacteur