LCA-FFB déplore le durcissement des conditions d'octroi de prêts immobiliers Vie des sociétés | 22.06.20

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Ce jeudi 18 juin, le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) réaffirmait l'importance de ne pas octroyer de crédits immobiliers dépassant 33 % des revenus nets des ménages, et de limiter leur durée à 25 ans. LCA-FFB a réagit dans la foulée, regrettant que les conditions d'octroi se soient durcies ces derniers mois, pénalisant de nombreux ménages et impactant les ventes de logements neufs, qui ont déjà brutalement chuté avec la crise liée au coronavirus.

Le 12 décembre 2019, le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) demandait aux banques de jouer leur rôle de garde-fou et de ne pas accorder de crédits immobiliers excédant un tiers des revenus nets de l'emprunteur (33 %), et de les limiter à une durée de 25 ans. Selon le HCSF, 28 % des crédits octroyés dépassaient 35 % du revenu des emprunteurs, et 5 % s'étalaient sur une durée supérieure à 25 ans. Le HCSF s'inquiétaient alors d'un risque de surendettement des ménages.

 

Alors que le HCSF réaffirmait ces recommandations ce jeudi 18 juin, LCA-FFB a réagit à cette prise position, déplorant que les conditions d'octroi de prêts se soient durcies ces derniers mois, alors même que les ventes et réservations auprès des promoteurs immobiliers ont brutalement chuté.

 

Avec la crise liée au coronavirus, les ventes de maisons neuves en secteur diffus ont en effet reculé de -36 % sur trois mois en glissement annuel, et les réservations de logements neufs (collectif et individuel groupé) ont diminué de -24 % au premier trimestre 2020 par rapport à un an plus tôt.

 

D'après son enquête, LCA-FFB souligne que 75 % de ses adhérents constataient un net durcissement des conditions d'octroi de prêts immobiliers début juin, soit une hausse de 11 points par rapport à la précédente enquête de fin avril. 

 

Revaloriser le PTZ, l'APL-Accession et le Pinel

 

Dans ce contexte, la fédération demande au gouvernement de réagir rapidement pour relancer la construction.

 

Pour Grégory Monod, président de LCA-FFB, il faudrait dans un premier temps « permettre aux établissements de crédits d'accompagner les particuliers dans la réalisation de leurs projets », puis « prendre des mesures pour améliorer la solvabilisation des ménages, et séduire les investisseurs disposant d'épargne ». Pour cela, il appelle notamment le gouvernement à revaloriser des outils « peu coûteux », et « qui ont fait leurs preuves par le passé », tels que le prêt à taux zéro (PTZ), l'APL-Accession, et le dispositif Pinel.

 

C.L.

Photo de une : Adobe Stock

Redacteur

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