L'air de nos logements fortement pollué par les objets du quotidien Vie pratique | 11.06.15

Partager sur :
Les objets et les matériaux présents dans notre maison au quotidien, ainsi que les produits que nous utilisons polluent constamment l'air de notre maison. Selon une étude publiée ce jeudi par l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur, des dizaines de substances chimiques seraient ainsi présents dans l'air et les poussières du sol des logements. Et ces composés organiques semi-volatiles sont loin d'être anodins pour notre santé.

Plastiques issus des revêtements de sol, ordinateurs, câbles, meubles, textiles, produits d'entretien (lessive, détergents), cosmétiques (parfums, hygiène corporelle), insecticides (traitement des plantes, anti-parasitaires pour les animaux) ou encore résidus de combustion (tabac, encens, chauffage au bois)...

Tous ces composés organiques semi-volatiles ont un point en commun. Ils se retrouvent dans l'air et les poussières au sol de nos logements, participant à la détérioration de la qualité de l'air intérieur.

Dans les poussières au sol, 32 composés sur 48 substances recherchées ont été détectés dans plus d'un logement sur deux (67%). Dans l'air, 35 des 66 substances recherchées étaient présentes dans plus d'un logement sur deux (53%), révèle une étude publiée ce jeudi par l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur.

La campagne de mesures menée « apporte des premiers éléments utiles pour évaluer les risques sanitaires potentiels liés à ces substances », selon l'OQAI, qui indique que ces composés sont « omniprésents » avec « des concentrations très variables selon les substances ».

Quel impact sur la santé ?

Car ces substances chimiques sont loin d'être anodines, notamment pour notre santé. Elles sont en effet suspectées d'avoir des effets sur les systèmes nerveux, immunitaire et hormonal, mais les travaux pour établir les niveaux de concentration qui seraient toxiques sont toujours en cours.

« Certains de ces composés organiques semi-volatiles, notamment les phtalates (plastiques souples) et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (résidus de combustion), sont détectés dans quasiment tous les logements, à la fois dans l'air et dans les poussières »,
précise l'OQAI.

L'occasion de rappeler qu'en hiver, comme en été, il est essentiel d'aérer son logement au moins dix minutes par jour pour renouveler l'air intérieur.

C.T (avec AFP)

 

Redacteur

filter_list Sur le même sujet

La pollution de l'air intérieur coûte plus de 19 milliards d'euros par an

La pollution de l'air intérieur coûte plus de 19 milliards d'euros par an

Pour la première fois en France, une étude exploratoire menée par l'Anses et le CSTB dans le cadre du programme de travail de l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur (OQAI) chiffre le coût socio-économique de la pollution de nos logements. Elle permet ainsi d'évaluer le volume annuel des ressources, humaines et financières, dont la société se prive du fait de cette pollution. Ces données serviront ensuite à hiérarchiser les mesures à prendre pour réduire les risques.
Qualité de l'air intérieur dans les écoles : l'échéance de 2015 reportée ?

Qualité de l'air intérieur dans les écoles : l'échéance de 2015 reportée ?

Au premier janvier 2015, la surveillance de la qualité de l'air intérieur dans l'ensemble des bâtiments recevant du public et notamment des enfants de moins de 6 ans, devient une obligation légale. A l'occasion du 4e colloque Défis Bâtiment et Santé, le docteur Suzanne Déoux, présidente de l'Association Bâtiment Santé Plus souhaite alerter les responsables locaux et les professionnels du bâtiment pour éviter un report de cette mesure.
Quels obstacles et quels enjeux à l'amélioration de la qualité de l'air intérieur ?

Quels obstacles et quels enjeux à l'amélioration de la qualité de l'air intérieur ?

Vraisemblablement reportée, l'obligation de surveillance de la qualité de l'air intérieur devait être effective dans certains établissements clos, ouverts au public à compter du 1er janvier 2015. A l'approche de l'échéance, l'association Équilibre des Énergies a réuni mercredi trois professionnels du milieu afin de dresser un état des lieux des pratiques et réglementations en vigueur.

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de nous permettre d'améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus

Accepter