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L'opéra Garnier et une pluie d'abeilles

Publié le 30 mai 2003

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Lorsque Garnier présenta les plans du nouvel Opéra à l'impératrice Eugénie en 1861, celle ci s'écria : "Quel affreux canard, ce n'est pas du style, ce n'est ni grec ni romain". Charles Garnier eut alors une répartie fameuse: "C'est du Napoléon III".
Retenu parmi 171 candidats, Garnier construit l'Opéra à partir d'un mélange exubérant de baroque : fastueux et éclectique, ce sera le bâtiment le plus représentatif du Second Empire. La première pierre posée en 1862, sa construction ne fut achevée qu'en 1875, retardée par la guerre, la chute de l'Empire, la Commune.

C'est donc sous la nouvelle République qu'il ouvre ses portes. Inauguré par le président Mac Mahon, en présence de têtes couronnées européennes, Charles Garnier, le créateur de ce monument, fut invité mais dut payer sa place dans une deuxième loge. Massenet, Gounod Verdi et Wagner : autant de noms prestigieux, autant de triomphes dans les murs de l'opéra.

En 1940, Jacques Rouché le fusionne avec l'Opéra comique en Réunion des Théâtres Lyriques Nationaux, où l'Opéra rayonne par la qualité de ses chanteurs autant que par la variété de son répertoire. Suit une période de déclin de 1945 aux années soixante-dix, où l'art lyrique ne bénéficie plus de l'engouement du public.

Alors que Maria Callas, en Italie, Wieland Wagner, en Allemagne suscitent de véritables révolutions, les directions successives de Maurice Lehmann, Georges Hirsch, Jacques Ibert, Georges Auric, et autres, amènent à la fermeture en 1972 et à la nomination de Rolf Liebermann comme administrateur général. La période qui suit, de 1973 à 1980, sera parmi les plus brillantes de l'histoire de l'Opéra, remettant la scène parisienne pour un temps au premier rang mondial.

Le nouveau théâtre voulu par François Mitterrand, construit par Carlos Ott, est inauguré en juillet 1989. L'Opéra Garnier est alors réuni à l'Opéra Bastille : ils forment dès lors l'Opéra National de Paris.

Dans les anectodes :<:b>

Le Fantôme de l'Opéra
Sous la Commune les sous-sol de l'Opéra furent le théâtre de terribles exécutions. La découverte d'un squelette inspira à Gaston Leroux, en 1925 'Le Fantôme de l'Opéra'. Si le Fantôme n'existe pas, les eaux souterraines sont un fait avéré et les poissons qui y nagent sont aux bons soins des machinistes de l'Opéra.

Le miel des étoiles
Les toits de l'Opéra sont, quant à eux, gardés par des abeilles qui, parait-il produisent un miel délicieux.

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