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Eclairage public : retour d'expérience à 4 ans d'utilisation

Plutôt qu'éteindre l’éclairage public la nuit pour consommer moins d’énergie, une petite commune du Loir-et-Cher a fait un autre choix, pour un résultat tout aussi probant, en préservant le confort et la sécurité des habitants.
Publié le 12 juillet 2012

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Eclairage public : retour d'expérience à 4 ans d'utilisation - Batiweb
Contres, commune du Loir-et-Cher de près de 3 500 habitants, a confié en 2008 la gestion de son éclairage public à ETDE, Pôle Energies et Services de Bouygues Construction, en Partenariat Public Privé. Après quatre ans d’exploitation du réseau, la Ville et ETDE dressent un premier bilan très positif : tout en augmentant de 10 %  le nombre de lampadaires (dans le cadre de la création de voiries et de lotissements), ETDE a fait baisser de 40 % la consommation d’énergie, avec un éclairage public allumé toute la nuit, pour plus de sécurité et de qualité du cadre de vie.

L’électricité représente généralement un tiers de la facture d’électricité d’une commune. Un chiffre qui devrait augmenter dans les prochaines années, avec la raréfaction des ressources énergétiques et l’augmentation du prix de l’énergie. A Contres, alors que le nombre de lampadaires a augmenté de 10 %, ETDE a fait baisser de 40 % la consommation d’énergie : en 2008, 901 lampadaires de la Ville consommaient 518 924 Kwh ; en 2011, les 987 lampadaires ont consommé 314 422 Kwh.

Patrimoine lumineux

A ce jour, ETDE tient ses engagements de performance énergétique : l’entreprise a dépassé de 3 points l’objectif de réduire de 20 % la puissance électrique installée sur le patrimoine lumineux, compte tenu des travaux déjà réalisés, elle prévoit une consommation cumulée, au terme du contrat, de 5 500 Mwh, soit 30 % de moins que son engagement sur 7 589 Mwh.

Outre la rénovation et la modernisation de l’ensemble du parc lumineux en quatre ans, plusieurs actions ont été menées pour diminuer la facture d’électricité, prise en charge par ETDE : utilisation de lampes moins énergivores en utilisant de nouvelles technologies, alternance de lampes 70w et 100w notamment sur une avenue principale de la ville sans altérer le confort visuel, allumage d’1 lampadaire sur 2 dans trois lotissements, mise en place de 10 horloges astronomiques*, ajustement des abonnements auprès d’EDF, un suivi très précis avec des relevés mensuels de compteurs, un allumage et une extinction de l’éclairage décalé de 15 minutes par rapport au crépuscule. Afin de pallier la surconsommation des lampes vieillissantes et d’intégrer des solutions toujours moins énergivores, l’ensemble des lampes est remplacé tous les 4 ans.

* L’horloge astronomique combine des calculateurs astronomiques radiosynthétisés, insensibles aux dérives et aux salissures, et une horloge universelle. Ce système permet de programmer les temps d’allumage et est préférable à celui des interrupteurs crépusculaires qui mesurent la quantité de lumière naturelle environnante et déclenchent l’éclairage à partir d’un seuil assigné. Ce dernier système pose des problèmes de fiabilité : en effet, en cas d’intempérie avec baisse de luminosité ou en fonction de l’environnement immédiat des installations (surface sombre, par exemple), les capteurs déclenchent parfois l’éclairage en pleine journée.

L.P
Par Redacteur

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