Entrée en service de la LGV Tours-Bordeaux fin 2016

Collectivités territoriales | 15.03.11
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Entrée en service de la LGV Tours-Bordeaux fin 2016 - Batiweb
La ligne à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux devrait entrer en service à l'horizon de la fin 2016, au lieu de fin 2015-début 2016, selon un communiqué du ministère de l'Ecologie, en charge des transports.

Réseau Ferré de France (RFF) « finalise le contrat de concession avec le groupement Liséa, conduit par Vinci, afin de lancer les travaux de réalisation de la nouvelle infrastructure en vue d'une mise en service à l'horizon de la fin 2016 », a indiqué le communiqué. La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet et le secrétaire d'Etat aux Transports Thierry Mariani ont fait un point sur le financement avec les collectivités territoriales concernées par la LGV Tours-Bordeaux, tronçon central de la LGV Sud-Europe-Atlantique (LGV SEA) qui devrait entrer en service d'ici 2020.

Le coût du tronçon Tours-Bordeaux est estimé à 6,7 milliards d'euros (aux conditions économiques de 2009), dont près de 3 milliards devraient provenir de l'Etat et des collectivités territoriales. Ces 302 km de ligne nouvelle doivent mettre Bordeaux à 02H05 de Paris, soit un gain de 50 mn. « L'Etat a confirmé sa participation, via l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), à hauteur de 1,5 milliard d'euro », a précisé le communiqué.

Lors de cette rencontre, les partenaires ont adopté une déclaration commune de soutien au projet appelant les collectivités à confirmer leur participation « dans les tous prochains jours, afin de signer la convention de financement dans les meilleurs délais ». Les collectivités publiques (Etat et collectivités locales) et l'Union européenne doivent assurer 44,6% du financement tandis que le reste doit provenir de RFF (26,3%) et du concessionnaire (29,1%), selon un document fourni par RFF. En contrepartie de la construction et de l'exploitation de la ligne pendant 50 ans, le concessionnaire « percevra les recettes de péages générées par la circulation des trains ainsi qu'une subvention d'équilibre versée par l'Etat, les collectivités territoriales partenaires et RFF », a relevé le ministère.

B.P (source AFP)

Redacteur