Thierry Repentin nommé délégué à la mixité sociale dans l'habitat Collectivités territoriales | 24.04.15

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L'ex-ministre socialiste Thierry Repentin a été nommé « délégué interministériel à la mixité sociale dans l'habitat » par un décret publié ce vendredi au Journal officiel. Le délégué interministériel à la mixité sociale dans l’habitat viendra en appui des préfets pour la mise en œuvre des mesures prévues par la loi, notamment pour encourager la production de logements sociaux. Explications.

Le 15 avril dernier en Conseil des ministres, la ministre du Logement Sylvia Pinel avait proposé le nom de Thierry Repentin au Premier ministre pour occuper le poste de délégué à la mixité sociale dans l'habitat. Sa nomination est désormais actée, par décret publié au JO ce vendredi.

Thierry Repentin a précédemment occupé les postes d'inspecteur général de l'administration du développement durable et de sénateur (PS) de Savoie.

Membre actif de la Commission des Affaires Economiques, il s'est aussi consacré aux questions liées au logement, à l’urbanisme et à la politique de la ville. En décembre 2008, il est élu président de l’Union sociale pour l’habitat, mouvement professionnel qui rassemble les 800 organismes d’Hlm de France.

Entre 2012 et 2014, il est nommé au poste de ministre délégué à la Formation professionnelle et à l'Apprentissage puis ministre délégué aux Affaires européennes.

Un appui au préfet pour faire respecter la loi SRU

Désormais, à son nouveau poste, Thierry Repentin sera chargé de mettre en oeuvre le plan de Sylvia Pinel pour favoriser la mixité sociale dans les quartiers et au sein des immeubles, qui comprend notamment vingt mesures.

Le délégué interministériel à la mixité sociale dans l’habitat viendra en appui des préfets pour la mise en œuvre des mesures prévues par la loi à l’égard des communes qui ne respectent pas la loi SRU. Votée en 2000, cette loi oblige certaines communes à atteindre 25 % de logements sociaux à l’horizon 2025.

Thierry Repentin disposera d’une petite équipe d’experts pour aider les préfets à prendre les arrêtés de carence et à mettre en place les outils nécessaires à la production directe de logements sociaux : mise en œuvre du droit de préemption urbain ; délivrance de permis de construire ; modification du plan local d’urbanisme ; intermédiation locative ; montage des programmes de logements avec les bailleurs sociaux…

C.T
© CT

Redacteur

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