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L'innovation dans les énergies propres a ralenti ces dix dernières années

Un rapport intitulé « Brevets et transition énergétique », portant sur les deux dernières décennies, alerte sur la baisse du rythme de croissance des innovations dans les énergies propres ces dernières années. Or, pour l'Office européen des brevets (OEB) et l'Agence internationale de l'énergie (AIE), il est indispensable d'accélérer pour lutter contre le réchauffement climatique, et ce malgré la crise sanitaire et économique liée au Covid-19.
Publié le 28 avril 2021

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Selon le rapport « Brevets et transition énergétique », portant sur les années 2000 à 2019, le taux de croissance annuel d'innovations en matière d'énergies propres a ralenti ces dix dernières années.

 

Si le nombre de brevets internationaux consacrés à des technologies bas carbone a augmenté depuis vingt ans, leur taux de croissance annuel est en baisse depuis quelques années. Il est ainsi passé de 12,5 % entre 2000 et 2013, à 3,3 % depuis 2017, soit un taux 4 fois moins élevé.

 

Dans le détail, le brevetage relatif aux technologies de production d'énergie – dont les énergies renouvelables comme le solaire – est en baisse depuis 2012, et les biocarburants ou l'énergie marine nécessiteraient également plus de recherches.

 

Depuis cinq ans, 60 % des innovations portent principalement sur les utilisations finales. Le transport est le premier secteur d'innovation, devant l'efficacité énergétique dans l'industrie.

 

L'Office européen des brevets (OEB) et l'Agence internationale de l'énergie (AIE) alertent donc sur cette baisse de l'innovation dans les énergies propres. En effet, selon l'AIE, le monde ne pourra contenir le réchauffement climatique que par une « accélération majeure de l'innovation en matière d'énergie propre ».

 

« Près de la moitié des réductions d'émissions de gaz à effet de serre permettant d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050, devraient provenir de technologies qui ne sont pas encore sur le marché », souligne notamment Fatih Birol, le directeur de l'AIE.

 

« Rien ne garantit que d'ambitieux objectifs climatiques sur le long terme suffisent à relancer l'innovation s'ils ne sont pas soutenus par des mesures adaptées », souligne le rapport. « La menace que le Covid-19 fait peser sur l'investissement en matière de R&D, de start-ups et de projets pilotes tombe au mauvais moment », s'inquiète-t-il également.

 

A l'échelle internationale, le rapport montre que l'Europe est la zone la plus dynamique en termes d'innovations dans les énergies bas carbone, avec 28 % des brevets déposés entre 2010 et 2019. Dans le détail, l'Allemagne est le pays le plus engagé, avec 11,6 % des brevets, suivie par la France – qui est en outre le 6ème pays le plus innovant à l'échelle mondiale.

 

Après l'Europe suivent le Japon (25 %), les Etats-Unis (20 %), la Corée du Sud (10 %) et la Chine (8 %).

 

Claire Lemonnier

Photo de une : Adobe Stock

 

Par Redacteur

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