Les bureaux, bâtiments les plus impliqués dans les rénovations durables Développement durable | 07.06.21

Partager sur :
Depuis 2006, 673 bâtiments ont été certifiés ou labellisés par Certivéa pour une rénovation performante en termes environnementaux. Dans le secteur privé, 93 % de ces bâtiments sont des bureaux, tandis que dans le public, 53 % concernent des établissements d'enseignement. Tous secteurs confondus, 580 opérations concernent des bureaux, soit la très grande majorité.

Certivéa publie ce lundi 7 mai une « radiographie » des bâtiments tertiaires rénovés, certifiés et labellisés pour leurs performances environnementales.

 

Depuis sa création en 2006, l'organisme certificateur annonce avoir certifié ou labellisé 673 bâtiments non résidentiels de ce type, soit un total de 6,4 millions de m2.

 

Le privé, bien plus dynamique ces 15 dernières années

 

La grande majorité de ces bâtiments sont privés (88,5 %), et la plupart sont des bureaux (86 %). A noter également que ces bâtiments privés se concentrent à 85 % en Île-de-France.

 

Pour valoriser les bonnes pratiques, Certivéa publie le Top 10 des acteurs les plus engagés, à savoir Gecina, Altarea Cogedim, BNP Paribas, Bouygues, Covea Immobilier, Icade, Covivio – Crédit Agricole, Nexity – Axa, AG2R - La Poste, et enfin Groupama Immobilier.

 

Bilan des rénovations durables dans le secteur privé depuis 2006. Source : Certivéa

 

L'organisme certificateur dénombre également 75 opérations dans le secteur public, dont 53 % de bâtiments d'enseignement, suivis par des bureaux (28 %). Pour ces bâtiments publics, la répartition géographique est plus équitable, bien que l'Île-de-France (38,7 %) et la Nouvelle-Aquitaine (32 %) restent les deux régions les plus actives.

 

Bilan des rénovations durables dans le secteur public depuis 2006. Source : Certivéa

 

Bientôt un rattrapage dans le public ?

 

Certivéa souligne que la dynamique devrait s'intensifier pour les bâtiments publics, alors que le plan France Relance consacre 4 milliards d'euros à leur rénovation :

 

« Les décideurs territoriaux et les collectivités locales seront naturellement très attendus pour montrer l’exemple en initiant des projets de rénovation durable partout dans notre pays. La réglementation, avec le décret tertiaire, demande par ailleurs désormais à tous les acteurs du bâtiment non résidentiel, quelle que soit leur envergure, d’abaisser les consommations énergétiques de leur parc de 40 % dès 2030 », rappelle ainsi Patrick Nossent, président de Certivéa.

 

Claire Lemonnier

Photo de une : Adobe Stock

 

Redacteur

filter_list Sur le même sujet

Certivéa fait évoluer son offre de labels - Batiweb

Certivéa fait évoluer son offre de labels

Toujours plus impliqué dans la croissance verte des bâtiments, Certivéa a récemment actualisé son offre de labels pour le non résidentiel en intégrant les certifications E+C-, BBCA (pour le bas-carbone) et Effinergie 2017 (pour l’énergie). Une initiative qui devrait permettre à l’organisme d’accompagner les professionnels du bâtiment qui souhaitent se préparer aux standards imposés par la loi de transition énergétique.
Rénovation : le Conseil d’Etat annule définitivement le décret « tertiaire »  - Batiweb

Rénovation : le Conseil d’Etat annule définitivement le décret « tertiaire »

Le Conseil d’Etat a annulé lundi le décret du 9 mai 2017 relatif aux obligations d’amélioration de la performance énergétique dans les bâtiments tertiaires. Le texte, qui remonte à la fin du quinquennat Hollande, imposait des travaux avant le 1er janvier 2020 aux propriétaires de bâtiments à usage de bureaux, d’hôtels ou encore de commerces. Le ministère de la transition écologique et solidaire a justifié la décision expliquant que le projet de loi Elan couvrirait l’ensemble des objectifs du décret.

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de nous permettre d'améliorer votre expérience utilisateur. En savoir plus

Accepter