Placo investit 35 millions d'euros dans sa transition écologique

Développement durable | 30.09.21
Partager sur :
Placo investit 35 millions d'euros dans sa transition écologique - Batiweb
Conscient qu’il est crucial de changer sa façon de vivre et de travailler, Placo, spécialiste de la plaque de plâtre, s’engage en faveur de la transition écologique et dévoile sa feuille de route ambitieuse. Avec un investissement de 35 millions d’euros, la filiale de Saint-Gobain prévoit notamment de diminuer de 33 % les émissions de CO2 produites sur ses sites, et d’atteindre 200 000 tonnes de plâtre recyclées par an. Précisions.

En France, le secteur du bâtiment représente à lui seul 40 % des consommations en énergie, 40 % de la production de déchets, et produit 25 % des émissions de CO2. Convaincu d’avoir son rôle à jouer, Placo s’engage en faveur de la transition écologique pour réduire l’empreinte de ses activités sur l’environnement. « Il faut être à la hauteur de cet enjeu », souligne Lucie Charbonnier, directrice RSE et développement durable chez Placo. 

A travers sa feuille de route de transformation environnementale, Placo investit 25 millions d’euros pour réduire ses émissions de CO2, et  plus de 10 millions d’euros pour augmenter sa capacité de recyclage.

Trois piliers ambitieux 

La feuille de route de Placo repose sur trois champs d’actions : la gestion des ressources, la décarbonation et le transport. Pour Lucie Charbonnier, « le défi est d'être capable de réunir tous les moyens techniques, humains et financiers nécessaires ».

En ce qui concerne la gestion des ressources, Placo s’appuie sur la méthode d'analyse du cycle de vie (ACV) et référence depuis 30 ans tous les impacts d’un produit sur l'environnement, de l’extraction des matières premières à sa fin de vie. Ainsi, le spécialiste prévoit notamment de remplacer progressivement les matières premières vierges par de la matière première recyclée, et ambitionne d’atteindre les 30 % sur l’ensemble de ses plaques d’ici à 2030. Placo souhaite également contribuer à la réduction de quantité d’eau nécessaire à la fabrication des produits, avec pour objectif de mettre au point une nouvelle technologie qui permettra de réduire de 50 % les consommations d’eau. En parallèle, le fabricant travaille sur l'allègement de ses produits afin de diminuer les prélèvements dans la nature.

Autre axe : l'industriel projette de diminuer de 33 % les émissions de CO2 directes sur sites. « Une étape incontournable » pour atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050. D'ailleurs, Placo inaugurera ce vendredi 1er octobre son premier parc solaire au sol, sur des terrains attenants à la carrière de Pouillon (40), afin d'encourager le mix énergétique français en énergie verte.

Côté transport, Placo souhaite réduire de 16 % les émissions en amont et en aval des sites de production. « Il faut produire tout aussi bien, en étant toujours performants, mais en prélevant moins de matières premières vierges », souligne la directrice RSE. De plus, Placo a fait partie des dix premiers industriels signataires de la charte Fret21, s’engageant ainsi dans une collaboration exclusive des transporteurs labellisés "Objectifs CO2".

Multiplier par quatre le recyclage de plâtre 

Avec Placo Recycling, lancé en 2008, l’industriel assure déjà le recyclage des déchets internes et des chantiers. Grâce à ses trois ateliers de recyclage, il aura recyclé près de 65 000 tonnes de déchets de plâtre fin 2021. Pour poursuivre dans cette dynamique, Placo prévoit de tripler sa capacité de recyclage à l'horizon 2025 pour atteindre les 200 000 tonnes de plâtre recyclées en 2030, soit quatre fois plus qu’en 2020.

De plus, afin d’accompagner la fin de vie des bâtiments, le spécialiste des plaques de plâtre travaille à la « modularité des solutions ». Cette démarche, qui favorise le réemploi, permet d’éviter des restructurations lourdes au fort impact environnemental. Plus précisément, l’ambition est de démonter des bâtiments proprement sans trop de casse et sans trop de déchets.

L'entreprise poursuit donc ses BIM & Lean by Placo. Le premier (BIM), dédié à la conception et à la réalisation des projets, permettant de réduire le gaspillage des matériaux grâce à un chiffrage précis. Le deuxième (Lean), par le kitting et la découpe sur mesure, vise une livraison de la quantité exacte des produits, afin d'éviter la production des déchets. « L’enjeu est de fournir des solutions modulables et des bâtiments évolutifs », précise Lucie Charbonnier.

 

Marie Gérald 
Photo de Une : ©AdobeStock

 

Redacteur
filter_list

Sur le même sujet

Saint-Gobain Glass Bâtiment France publie 44 nouvelles FDES - Batiweb

Saint-Gobain Glass Bâtiment France publie 44 nouvelles FDES

Saint-Gobain Glass Bâtiment France annonce la publication de 44 nouvelles FDES, couvrant des dizaine de milliers de références. Dans l'optique des futures normes environnementales pour la construction, telles que la RE2020, le groupe revient également sur sa stratégie en termes de recyclage et de réduction des émissions de CO2 de ses verres plats.
En 2017, les émissions mondiales de CO2 issues des énergies fossiles ont grimpé - Batiweb

En 2017, les émissions mondiales de CO2 issues des énergies fossiles ont grimpé

Selon une étude publiée ce lundi en marge de la COP23, les émissions mondiales de gaz à effet de serre issues des énergies fossiles devraient croître de 2% cette année par rapport à 2016 et atteindre un record de 36,8 milliards de tonnes, après trois années de quasi stabilité. Le bilan, réalisé par le Global Carbon Project, souligne l’importance d’agir « plus fortement » pour la planète et d'oublier toute « autosatisfaction ».
Avec 360design, Lafarge propose d’anticiper l’impact carbone d’un bâtiment - Batiweb

Avec 360design, Lafarge propose d’anticiper l’impact carbone d’un bâtiment

Ce jeudi 14 novembre, LafargeHolcim présentait Lafarge 360, une démarche environnementale qui s’inscrit dans l’expérimentation E+C- et anticipe les exigences de la future Réglementation Environnementale 2020. Grâce à l’indicateur 360score et au simulateur 360 design, les maîtres d’œuvre et d’ouvrage peuvent désormais calculer l’empreinte carbone d’un produit et plus largement de tout un bâtiment pour effectuer les bons choix en fonction d’objectifs environnementaux, mécaniques et financiers préalablement fixés.