Un accord sur les EnR trouvé au Sommet européen sur le climat Législation | 27.10.14

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Lors du Conseil européen consacré à la lutte contre le dérèglement climatique, l'Union européenne a adopté la semaine dernière plusieurs objectifs à l'horizon 2030, dont la réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre. Si la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal a qualifié cet accord d' « ambitieux », le Syndicat des énergies renouvelables ne partage pas cet avis. Explications.

« Nous pouvons nous féliciter de l'accord ambitieux du Conseil européen et du rôle que la France y a joué. Par cet accord, l'Europe a su se montrer volontaire, créative et visionnaire », s'est réjouit la ministre de l'Ecologie vendredi dernier, suite à l'accord conclu lors du Conseil européen pour lutter contre le dérèglement climatique.

L'Union européenne a adopté deux grands objectifs à atteindre d'ici 2030 : réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre et porter à 27 % la part d'énergies renouvelables dans le mix énergétique de chaque pays.

Sur ce second objectif, un réexamen est prévu d'ici 2020 pour le porter à 30 %. Selon la ministre, ces « objectifs donnent du sens au nouveau modèle économiques. Avec 27 % d'objectifs en 2030 de la part d'énergies renouvelables, l'Europe se donne les moyens de développer les filières industrielles du futur », a t-elle estimé.

Ambitieux ou pas ?

Une opinion que ne partage par le Syndicat des énergies renouvelables. Prenant le contre-pied de la déclaration de la Ministre, le SER a qualifié cet accord de « peu ambitieux », dans un communiqué.

« L'objectif européen en matière de déploiement des énergies renouvelables est sous-dimensionné par rapport aux investissements passés alors même qu’il concourt à l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre et à la sécurité d’approvisionnement du continent », a estimé Jean-Louis Bal, le président du SER.

« Il est nécessaire que l’Europe, après avoir beaucoup investi dans ces technologies faisant baisser substantiellement les coûts de production, ne relâche pas l’effort au moment même où les filières des énergies renouvelables sont compétitives et qu’elles emploient plus de 1,2 millions de personnes dans l’Union européenne », ajoute le SER.

L'efficacité énergétique en priorité

D'autre part, le Conseil européen souhaite investir au niveau communautaire sur les interconnexions des réseaux énergétiques. « Il s’agit d’un objectif essentiel pour l’équilibre du système énergétique européen et pour la sécurité d’approvisionnement », estime la ministre de l'Ecologie et du Développement durable.

Enfin, l'accord européen prévoir également un soutien significatif aux États-membres, en particulier aux moins avancés, pour investir dans l’innovation et des projets concrets, grâce au mécanisme « NER 400 », un nouveau fonds de modernisation, géré par les États membres avec le soutien de la Banque Européenne d’Investissement, et la redistribution de 10 % des quotas carbone aux États membres ayant un PIB inférieur à 90 % de la moyenne européenne.

Ces fonds seront destinés en priorité à l’amélioration de l’efficacité énergétique, à la modernisation des systèmes énergétiques, et au développement des réseaux intelligents.

Ces initiatives européennes viendront renforcer les aides fiscales, le déploiement du programme des investissements d'avenir, des prêts de la Caisse des Dépôts et Consignations et de la Banque Publique d'Investissements et de nombreux appels à projets, prévus dans le cadre de la loi sur la transition énergétique.

C.T

Redacteur

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