Les 12 commandements de l’isolation par soufflage Vie des sociétés | 19.02.20

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Les 12 commandements de l’isolation par soufflage Batiweb
Réalisée par un professionnel, l’isolation des combles par soufflage est la technique la plus simple pour traiter les zones difficiles d’accès. L’AQC a relevé depuis 2010, plusieurs défauts lors de l’isolation de combles, et décidé de répandre les bonnes pratiques grâce à un manuel reprenant 12 recommandations.

Le secteur du bâtiment est l'un des plus pollueurs en France. Il représente 45 % du total d’énergie finale et produit 23 % des émissions de CO2. Une meilleure isolation des bâtiments est un premier pas pour limiter les émissions de CO2. Alors que le plancher haut des logements représente 30 % des déperditions thermiques, une bonne isolation permet de conserver la chaleur en hiver et d'éviter la surchauffe en été. Pour traiter les zones difficiles d’accès « tout en épousant les défauts de planéité », l’isolation par soufflage est idéale.

 

Cependant, l’AQC (Agence Qualité Construction) a relevé depuis 2010, dans le cadre du dispositif REX Bâtiments Performants, plusieurs problèmes couramment vus sur les chantiers. L’agence a donc décidé de publier « 12 enseignements principaux issus de l’analyse et de la synthèse des retours d’expériences observés depuis 10 ans ».  

 

Un peu de bon sens

 

En réalité, certains de ces conseils relèvent du bon sens, comme par exemple la première astuce du « tuto spécial iso » de l’AQC : « vider intégralement le comble des objets encombrants avant toute intervention ». L’agence décrit les conséquences des travaux mal réalisés comme, dans ce cas précis, la « discontinuité́ de l’isolant à la surface du plancher du comble, la création de ponts thermiques, et le risque de dégradation de l’isolant par tassement ou piétinement pour venir chercher les objets entreposés ». Puis, à chaque étape des travaux, décrit les corrections qui doivent être apportées. Concernant ce premier point, la solution est relativement simple : « enlever les objets encombrants et compléter proprement l’isolation ».

 

Avant de commencer l’isolation de ses combles, il va de soi qu’il faille « assurer la mise en sécurité des équipements électriques » en ajoutant « un élément rigide pour soutenir les boitiers électriques » et ainsi éviter le « risque d’arrachement des fils et le risque de départ de feu ».

 

L’étape 3 du document de l’AQC consiste à « prendre en compte l’étanchéité à l’air ». L’AQC précise qu’i faut impérativement traiter l’étanchéité à l’air avant de souffler l’isolant, sans quoi les particuliers subissent une déperdition thermique et des risques de condensation. Dans son encadré « Bonne pratique » l’agence décrit la façon idéale de procéder : « s’assurer que le plancher n’est pas ventilé en sous-face par de l’air extérieur. Cela nuirait à la capacité́ de l’isolant ».

 

Avant et pendant la pose de l’isolant, il est recommandé de « maintenir la ventilation du comble pour limiter les risques de condensation » et « mettre en place des déflecteurs pour ne pas obstruer les entrées d’air et contenir l’isolant soufflé ».

 

Pour contenir l’isolant, l’AQC propose d’utiliser un « arrêtoir rigide » comme une plaque verticale, ce qui permet de maintenir l’isolant en place tout en gardant son épaisseur et ainsi éviter les ponts thermiques.

 

Si l’accès aux combles se fait par une trappe, il sera préférable de « réaliser un coffrage » pour éviter que l’isolant ne coule lorsque la trappe s’ouvre. L’agence propose aussi de mettre en place une « rehausse périphérique et de compléter l’isolant manquant » si les travaux sont déjà effectués. C’est ce que l’AQC appelle une « solution corrective ». Pour éviter de créer un pont thermique au niveau de l’accès aux combles, l’étape 7 prévoit d’installer une trappe d’accès isolée et étanche à l‘air qu’il faudra régulièrement traiter.

 

Étape 8 : « Prévoir une distance de sécurité autour du conduit de cheminée ». Si cette délimitation du conduit de cheminée est oubliée, elle peut en effet être à l’origine d’un départ de feu.

 

Contrôles et protections

 

L’AQC recommande aux particuliers de « garder la possibilité d’examiner régulièrement l’état du comble et ses équipements techniques » ce qui permet d’observer une éventuelle dégradation de l’isolation due aux allées et venues.

 

Pour préserver la sécurité des combles et de l’habitat, il est important de « protéger les éclairages encastrés avec des dispositifs adaptés », Les systèmes d’éclairages comme les spots doivent être enfermés dans des « capots de protection » pour éviter la surchauffe des appareils, et, une fois encore, éviter un probable incendie.

 

Avant de poser l’isolant, l’AQC préconise de « matérialiser l’emplacement des équipements électriques étanches non visibles », ce qui évite, une fois l’isolant posé, de devoir tout détruire pour retrouver l’emplacement d’un boîtier électrique.

 

Enfin, au moment de souffler l’isolant, il est impératif de « contrôler la hauteur d’isolant à souffler » à l’aide d’un laser ou d’un mètre, sans quoi les performances thermiques escomptées ne seront pas atteintes.

 

Toutes ces recommandations émises par l’AQC permettent de mieux s'y retrouver dans le déroulement des travaux d’isolation et d’éviter quelques erreurs « bêtes » qui nécessiteront à nouveaux des travaux. L'intégralité des conseils est à retrouver ici

 

J.B

Photo de une ©Adobe Stock

 

 

 

 

 

 

Redacteur

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