Devis et tarifs en euros, une transition d’été pour une application d’automne.

Vie pratique | 23.01.02
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Devis et tarifs en euros, une transition d’été pour une application d’automne. - Batiweb
Comme pour la paie, les mois d’été constituent la période idéale pour effectuer une transition en douceur des devis et tarifs en euros. Une avance loin d’être négligeable…
La transformation des devis et tarifs en euros figure parmi les étapes les plus critiques que les entreprises auront à franchir dès le prochain trimestre, avant la date fatidique du 1er janvier 2002. Un exercice d’autant plus délicat qu’il met en jeu la compétitivité et la rentabilité de l’entreprise. En effet, et surtout en matière de prix, un calcul trop approximatif conduisant à arrondir à l’unité supérieure ou inférieure les chiffres obtenus en euros, peut entraîner à terme une sérieuse dérive pour l’entreprise. La première phase de la transition porte donc sur la conversion intégrale des prix en euros avec le respect d’au moins trois à quatre décimales. La deuxième, impérative, consiste à rapprocher ces chiffres des anciens prix en francs. Le constat des écarts donne alors une idée des dérives obtenues. Cette phase suppose la multiplication des simulations à l’échelle réelle à partir des devis ou des factures les plus courantes. Ces 2 opérations peuvent se faire sur un tableur de type Excel ou à l’aide d’un logiciel conçu pour le passage à l’euro comme Euro Zap d’Intrasoft ou les logiciels de conversion édités par KLS. Pour avoir une liberté d’action plus grande, on peut également profiter de l’exercice pour ajuster les tarifs de l’entreprise. Si l’opération est réalisée dans le souci du changement de monnaie, cela permet de déterminer un grand nombre de prix avec un chiffre rond en euros. Cette conversion n’implique pas forcément une hausse généralisée, mais peut constituer une normalisation à la hausse ou à la baisse afin d’obtenir le prix le plus juste. De surcroît, l’intense surveillance dont les prix seront l’objet dès la rentrée par les services de la DGCCRF (contrôle des prix et répression des fraudes) interdira une telle opération. Bien entendu, ce qui vaut pour les prix de vente vaut aussi pour les coûts. Les expériences tentées jusqu’à présent montrent qu’en général, les prix les plus proches du franc sont ceux convertis à partir de la quatrième ou cinquième décimale sur l’euro. Autre étape d’ajustement, celle qui consiste à ajuster les produits ou les prestations aux prix déterminés en euros. Dans tous les cas, la facilité des calculs de 2001, et du travail de chacun dans l’entreprise dépendra du plus grand nombre de prix obtenus en sommes rondes. Parallèlement à toutes ces étapes, il est bien sûr indispensable de paramétrer dans les ordinateurs tous les documents et logiciels en euros. Précaution ultime, au cours de la transition, et même après, il convient de toujours garder une sauvegarde des anciens tarifs. Enfin, tous les documents commerciaux devront être réactualisés, dès la détermination des prix définitifs en euros. En marge de ces opérations, il semble nécessaire de proscrire l’usage du franc dans l’entreprise, dès que l’euro sera devenu la monnaie de travail en matière de prix et de propositions. A défaut, des conflits et des confusions à répétition verront le jour avec les clients comme au sein de la comptabilité de l’entreprise. Pour faciliter la transition, le Ministère de l’économie et des finances diffuse auprès des entreprises un petit guide bien fait: « Réussir l’euro dans votre entreprise », disponible au sein de tous les services fiscaux. Sites Internet d’information sur le passage à l’euro: www.euro.gouv ;fr , www.banquefrance.fr et, www.euro-expert.com le site de l’ordre des experts comptables.
Redacteur