"L'Albanie à un euro" pour attirer les investisseurs

Vie pratique | 17.08.06
Partager sur :
"L'Albanie à un euro" pour attirer les investisseurs  - Batiweb
Le Premier ministre albanais, Sali Berisha, a annoncé mercredi le lancement d'un programme visant à attirer les investissements étrangers, baptisé "L'Albanie à un euro" et qui prévoit notamment la vente de terrains à un euro le mètre carré.
"'L'Albanie à un euro" est une initiative destinée à attirer les investissements étrangers pour permettre au pays de sortir de la misère, de se construire et de se rapprocher de la grande famille européenne", a indiqué M. Berisha lors d'une réunion de son gouvernement.

"Faire de l'Albanie un pays attractif pour les investisseurs étrangers est un défi très difficile, mais tout à fait possible", a-t-il ajouté. Toutefois, selon M. Berisha, l'Albanie "peut réaliser cet objectif uniquement en offrant aux investisseurs étrangers des prix très bas et une qualité supérieure par rapport aux autres pays". Le gouvernement albanais a ainsi prévu des facilités de vente de terrains publics à un euro le mètre carré ainsi que d'autres facilités fiscales et économiques pour les investissements étrangers.

Il doit présenter en septembre un série d'autres mesures concrètes pour développer ce programme. "Il ne faut pas se faire d'illusions: aucune autre nation, aucun autre pays n'a autant besoin d'investissements étrangers que l'Albanie", a indiqué M. Berisha dont le pays est considéré comme l'un des plus pauvres d'Europe.

Selon un rapport du programme des Nations unies pour le développement (PNUD), 25,4% de quelque trois millions d'Albanais vivent en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de deux dollars par jour. Le chômage, officiellement de 14 %, atteint, selon des sources indépendantes, 50 % dans les régions du nord et du nord-est, les plus déshéritées du pays.

Selon des experts étrangers, malgré une croissance de 6 % au cours des sept dernières années et une inflation ramenée à une fourchette de 3 à 5 %, l'économie albanaise souffre toujours d'un grave déficit commercial, avec des importations quatre fois supérieures aux exportations.

Redacteur