Le BTP fait sa cure de jouvence

Vie pratique | 14.05.02
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Le BTP fait sa cure de jouvence - Batiweb
Pour la première fois depuis 20 ans le solde de jeunes de moins de 25 ans rejoignant le BTP vire au positif. Avec un excédent de 16000 jeunes en 2000 la construction a entamé la difficile mutation de ses effectifs.
Après 25 ans de baisse ininterrompue, le BTP assiste enfin à une embellie dans le rajeunissement de la pyramide des âges de ses salariés. Il était temps, car les entreprises du secteur vont être confrontées dans les prochaines années à un double phénomène. D’une part, le nombre de jeunes entrant dans la vie active va diminuer alors que d’autre part et dans le même temps, celui des départs en retraite va connaître une forte augmentation. Face à cette réalité statistique, tous les secteurs d’activité vont se trouver en concurrence sur le marché des jeunes embauchés. Avec une image dévaluée, le BTP n’était pas jusqu’à un passé récent le mieux placé dans cette bataille. Forts de ce constat, les responsables des fédérations patronales ont entamé depuis plusieurs années un travail d’image important qui aujourd’hui semble porter ses fruits. Ainsi, les chiffres révèlent que la balance entre 1999 et 2000 est excédentaire de 16 000 jeunes de moins de 25 ans. Au total, ce sont 64 000 jeunes de moins de 25 ans qui ont rejoint le BTP entre le 15 mars 1999 et le 15 mars 2000. Alors que les besoins annuels du secteur sont estimés à environ 65 000 jeunes, le renouvellement plafonnait auparavant à 40 000 par an.

Succès de filières
Dans le même temps, si plus de 190 000 élèves sont formés actuellement au métier du bâtiment, seuls 60 000 d’entre eux sont susceptibles chaque année de sortir du système scolaire. Certaines filières connaissent par ailleurs un succès remarquable. Selon le CCA, c’est le cas de l’apprentissage dont le nombre d’inscrits a progressé en dix ans de 59 %. Les CFA du bâtiment forment ainsi chaque année 76 000 apprentis. En revanche, les effectifs des lycées professionnels et technologiques restent obstinément sous la barre des 55 % de leur capacité d’accueil. Un chiffre qui pourrait cependant rapidement augmenter avec la multiplication dans toutes les régions des lycées des métiers hautement spécialisés. En attendant, les fédérations patronales ne baissent pas la garde. Les efforts de communication vont êtres soutenus et amplifiés vers les jeunes en espérant que dans l’avenir, ils rejoignent en masse un secteur qui à toujours été au rendez-vous de l’emploi.
Redacteur