Les loyers augmentent toujours mais moins vite pour les maisons

Vie pratique | 30.08.06
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Les loyers augmentent toujours mais moins vite pour les maisons - Batiweb
Les loyers des appartements continuent de progresser en France à un rythme soutenu tandis qu'un net ralentissement se confirme pour les maisons, mais les évolutions sont contrastées selon les régions.
D'après les chiffres de la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) publiés mardi, les loyers des appartements repartent à la hausse: +4% en 2005 après 3,5% en 2004, même si cette progression reste inférieure au niveau de
2003 (+5,1%).
L'augmentation a même un peu accéléré au cours du premier semestre 2006, à 4,4% à fin juin sur un an. Et cette tendance "ne s'infléchira probablement pas en 2006", a jugé le président de la Fnaim, René Pallincourt. En revanche, les loyers des maisons n'ont progressé que de 0,4% au cours des 12 derniers mois (de fin juin 2005 à fin juin 2006). A fin 2005, la hausse était de 0,8% par rapport à 2004, après 4,6% en 2004, une décélération qualifiée de "remarquable" par la Fnaim, qui constate que "les loyers des maisons semblent en voie de stabilisation". En moyenne, le loyer d'un appartement s'est établi à 11,8 euros le mètre carré en 2005, mais à 12,1 au premier semestre 2006. Celui des maisons est resté stable, à 8,30 euros.

A fin juin, il fallait donc débourser en moyenne 622 euros par mois pour un appartement d'une cinquantaine de mètre carrés et 866 euros pour une maison, disposant le plus souvent de cinq ou six pièces pour une centaine de mètres carrés. La Fnaim note également que "si la hausse des loyers des appartements est restée soutenue à peu près partout" au premier semestre, "elle semble marquer le pas en région parisienne", avec une hausse de 4,1% contre 4,4% à fin 2005, et dans le Sud-Ouest (+3,3% contre 4,9%) et sur la côte Atlantique (Pays-de-la Loire, Aquitaine, Midi-Pyrénées). Les loyers "se stabilisent dans les régions frontalières du Nord-Est (Alsace-Lorraine notamment).

En revanche, le rythme de progression est toujours important à Paris, avec 5,1% au premier semestre contre 4,2% à fin 2005. Il s'accélère sur la façade nord-ouest, du Nord-Pas-de-Calais à la Bretagne, et est "toujours les plus rapide dans le Sud-Est (Languedoc-Rousillon, Provence-Alpes-Côte-d'Azur)", avec une hausse de 7,6% contre 7,1. Les écarts de prix restent très importants entre les régions. Le mètre carré se loue en moyenne 21,59 euros à Paris, mais 8,02 euros dans le Limousin ou 10,58 en Bretagne.

On peut louer quasiment la même surface pour moitié moins cher à Dijon qu'à Paris et, pour le prix d'un studio à Paris, il est possible de louer un deux pièces en région parisienne ou un cinq pièces en Picardie. En plus de Paris, d'autres agglomérations connaissent de fortes poussées, comme Brest (+11,4%), Marseille (+6,9%) ou Grenoble (+5,6%). A l'inverse, la hausse des prix ralentit à Angers, Besançon ou Perpignan. Pour les maisons, l'évolution la plus spectaculaire concerne Paris, avec un recul de 2,5%, accentuant un repli déjà observé fin 2005 (-0,5%). Les prix sont stables dans l'Ouest et le Sud-Ouest et repartent dans le Sud-Est (+3,4% contre -0,8%).

Depuis 2000, les loyers du secteur privé ont progressé en moyenne, chaque année de 4,6% pour les appartements et de 3% pour les maisons. Les loyers augmentent donc moins vite que les prix de vente, qui devraient croître d'environ 8% cette année. Toutefois, ce différentiel ne décourage pas l'investissement locatif, grâce aux incitations fiscales, comme les dispositifs Robien ou Borloo, juge aussi la Fnaim.

Redacteur