Une étude révèle des besoins d'emploi de la fonction études en augmentation
Publié le 10 mars 2026 à 14h45, mis à jour le 10 mars 2026 à 16h42, par Raphaël Barrou

Depuis une première étude publiée en 2018 sur les emplois de la fonction « études », l'Observatoire des métiers du BTP a constaté une nette augmentation des besoins dans ce secteur. Au point de sortir une nouvelle étude sur le sujet et de constater que ces métiers sont « devenus indispensables pour la maîtrise technique et économique des chantiers, mais [sont confrontés] aujourd’hui à des enjeux de recrutement et de formation majeurs ».
Cette catégorie, qui concerne 92 000 salariés, rassemble « l'ensemble des activités consistant à produire les plans, établir des métrés et chiffrages, définir les solutions techniques et préparer l'exécution des chantiers de construction ».
Plus de 10 % des emplois dans les travaux publics
Dans le détail, le bâtiment emploie 5,2 % de ses salariés dans des métiers dédiés à la fonction études, soit 58 320 personnes. Dans les travaux publics, avec 33 700 salariés, ce sont 10,2 % des effectifs qui sont employés dans ce secteur.

L'Observatoire des métiers du BTP explique la part de métiers dédiés à la fonction études par quatre critères clés :
- La taille de l'entreprise : à partir de 20 salariés, les entreprises interrogées disposent toutes de métiers dédiés. À partir de 10 salariés, les entreprises qui ont des postes liés à la fonction étude sont majoritaires.
- Le type d'activité : le second œuvre technique et le gros œuvre sont plus concernés par la fonction études par rapport aux entreprises du second œuvre.
- L'appartenance à un groupe : 21 % des entreprises qui disposent de cette catégorie de métier font partie d'un groupe. À l'inverse, 98 % de celles qui n'en ont pas n'appartiennent pas à un groupe.
- La localisation urbaine : parmi les entreprises qui accueillent des métiers de la fonction études, 47 % sont localisées en milieu urbain, contre 53 % en milieu rural. Au contraire, pour celles qui ne sont pas concernées par ces professions, le milieu urbain (34 %) est bien moins représenté (contre 66 % en milieu rural).
Des besoins de nouveaux entrants et de formations plus adaptées
Face à ces réalités contrastées, l'observatoire des métiers du BTP estime un besoin de 3 500 nouveaux entrants dans ces emplois par an sur les cinq prochaines années (2 200 dans le bâtiment et 1 260 dans les travaux publics).
Plusieurs raisons expliquent ces besoins croissants : notamment l'augmentation des besoins d'adaptation au changement climatique, la croissance du marché de la rénovation ou encore les évolutions des réglementations qui demandent une montée en compétence.
Pour expliquer les tensions sur le marché de l'emploi, les auteurs de l'étude mettent en avant le manque de formations « études » spécifiques aux Travaux Publics chez des profils Bac +5. Côté bâtiment, l'observatoire note une « nette préférence » pour les profils Bac +3 qui semblent, pour les entreprises, « mieux armés pour appréhender la complexité croissante des projets », par rapport au Bac +2 qui était traditionnellement suffisant.
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