Coronavirus : l’Unafo réclame le report de la réforme des APL Collectivités territoriales | 16.03.20

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Initialement prévue pour le 1er janvier 2020, puis décalée au 1er avril, la réforme du calcul des aides personnalisées au logement (APL) pourrait bien être une nouvelle fois reportée. C’est en tout cas ce qu’a demandé l’Union professionnelle du logement accompagné (Unafo) dans une lettre adressée au Ministre du Logement ce lundi 16 mars.

Alors que la réforme des APL - initalemement programmée pour le 1er janvier 2020 - doit entrer en vigueur dans deux semaines, Jean-Paul Vaillant, président de l’Unafo, a signé et envoyé une lettre à Julien Denormandie ce lundi 16 mars, l’exhortant à reporter la réforme des APL au 1er juillet 2020 en raison de la crise sanitaire liée à l’épidémie de coronavirus.

 

Pour rappel, le nouveau calcul devrait désormais prendre en compte la situation actuelle des bénéficiaires, et non plus celle datant d'il y a deux ans. Elle vise à s'adapter en temps réel à la situation des allocataires, à limiter les fraudes, mais aussi et surtout à faire des économies, à hauteur de 1,2 milliard d'euros. 

 

Certains organismes, dont l'Unafo, craignent de leur côté une baisse des montants alloués, notamment pour les jeunes et les plus fragiles.

 

Dans le contexte de l'épidémie de coronavirus, Jean-Paul Vaillant, président de l'Unafo, a demandé au ministre du Logement Julien Denormandie de reporter cette réforme au 1er juillet. Selon lui, les adhérents et gestionnaires des résidences sociales ont d'ores et déjà fait part de leur inquiétude, concernant « des ruptures de droit massives (…) qu’elles craignent de ne pas pouvoir assurer dans un contexte de forte perturbation de leur activité, du fait de la crise sanitaire actuelle ».

 

« De nombreux salariés vont être absents en raison de la fermeture des écoles et les salariés présents vont concentrer leur action sur l’information et la sensibilisation des résidents au respect des consignes de prévention et sur la mise en œuvre des directives données dans le cadre de la lutte contre le développement de la pandémie », alerte l’Unafo.

 

« Les caisses d’allocation familiales, elles même confrontées à des absences, risquent, en outre, d’être fortement sollicitées sans être en mesure de répondre à la demande », plaide l’organisme.

 

C.L.

Photo de une : ©Adobe Stock

Redacteur

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